CABARETS "RIVE GAUCHE" , "CAVES A CHANSONS" et autres Cabarets

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CABARETS "RIVE GAUCHE" , "CAVES A CHANSONS" et autres Cabarets

Message par ddchampo le Dim 22 Juin - 12:53

Cet article ne se veut pas exhaustif , et sera remanié , modifié , corrigé / rectifié ... au fur et à mesure du temps , des nouvelles connaissances , infos et des découvertes que chacun(e) voudra bien y apporter ... en commentaires ...

Petite Histoire des CABARETS "RIVE GAUCHE", "CAVES A CHANSONS" et autres Cabarets ...

" La Rive gauche est historiquement la rive de Paris où se sont regroupés :
- Des intellectuels (Quartier Saint-Germain-des-Prés avec le Café de Flore ou le Café des Deux Magots)
- Des artistes (ateliers autour de la rue de Seine)
- Des musiciens et amateurs de musique de jazz (voir Le Caveau de la Huchette, Le Tabou, Le Petit Journal Montparnasse,...)
- Des professeurs et étudiants (Quartier latin avec la Sorbonne)
Mais aussi :
Le faubourg Saint-Germain, fief de la vieille noblesse aristocratique ... " (cf info Wikipedia)

Alors que l'on écoute les chanteurs "en vogue" de l'époque - années 30 / 40 - que sont Edith Piaf , Maurice Chevalier , Tino Rossi , Lucienne Delyle , Georges Guétary , André Claveau , Mistinguett , Léo Marjane et tout plein d'autres ..., les cafés concerts ou "caf'conç" ont laissé définitivement la place aux Music-Halls , tandis que va bientôt commencé "l'ère" des cabarets et autres caves à chansons .
C'est sur les planches des cabarets et/ou music-halls parisiens que les plus grands artistes de la chanson française ont commencé leur carrière ...

- 1936 - CHARLES & JOHNNY au COLLEGE INN              
Agnès CAPRI et Marianne OSWALD au BOEUF SUR LE TOIT (crée en 1922 par Louis MOYSES avec Jean WIENER et Jean COCTEAU)

- 1937 - Création du LIBERTY'S dit "CHEZ TONTON" par Gaston BAHEUX

- 1938 - Agnès CAPRI ouvre LE PETIT THEATRE DE NUIT

- 1939- 1943 - LE BOEUF SUR LE TOIT et Chez Agnès CAPRI ont fermé leurs portes
Jean- Roger CAUSSIMON chante ses premiers textes au LAPIN AGILE à Montmartre
LA VIE PARISIENNE DE Suzy SOLIDOR ne désemplit pas

- 1944 - Débuts des FRERES JACQUES

- 1945 - Un théâtre "off", le théâtre de "L'ABSURDE" fleurit au Quartier Latin
A l'automne Yves MONTAND triomphe au THEATRE DE L'ETOILE à Paris
En mai, parution de PAROLES de Jacques PREVERT au POINT DU JOUR.
Le Café LE FLORE et Saint- Germain des Prés deviennent l'épicentre culturel de Paris .
En effet , après la Guerre , la vie reprend de plus belle et en particulier, la vie artistique et culturelle. Des lieux s'ouvrent, le jazz envahit la capitale, les plus jeunes générations se lancent dans une fête permanente, fête à laquelle Boris Vian participe activement. Il monte une chorale en 47 qu'il nomme "Le petite chorale de Saint-Germain-des-Pieds".
Parmi les nouveaux lieux à la mode, on compte Le Tabou, 33 rue Dauphine, au coeur de Saint-Germain-des-Prés. Cette boîte de jazz minuscule devient vite un point incontournable du Paris qui bouge dans les années d'après-guerre. Boris et Alain Vian l'animent avec leur orchestre. L'histoire laisse même entendre que Boris en aurait écrit "l'hymne" : "Ah ! Si j'avais un franc cinquante". On y croise Juliette Gréco, égérie de Saint-Germain et future star de la chanson, ainsi que la jeunesse existentialiste du moment.

- 1946 - Création de la première ROSE ROUGE
Léo FERRE fait ses débuts au BOEUF SUR LE TOIT, en compagnie du duo ROCHE &  AZNAVOUR
Jean RICHARD découvre deux humoristes Roger PIERRE et Jean- Marc THIBAULT qui font leurs débuts CHEZ MA COUSINE
Jacques DOUAI chante CHEZ POMME, CHEZ SOLANGE et à la ROSE ROUGE, en compagnie de Francis LEMARQUE et Stéphane GOLDMANN (ce sont les premiers auteurs- compositeurs- interprètes à s'accompagner à la guitare)
Ouverture de L'AMIRAL, de LA VILLA D'ESTE et du DRAP D'OR

- 1947 - Le BAR VERT est investi  par la "bande à PREVERT"
LE TABOU ouvre ses portes animé par le trio DOELNITZ/ CAZALIS/ GRECO
Le 3 mai un article de Jacques ROBERT dans SAMEDI SOIR "Voici comment vivent les troglodytes de Saint- Germain- des - Prés" lance la rive gauche "existentialiste"
Création des TROIS BAUDETS par Jacques CANETTI .

- 1948 - PATACHOU ouvre son cabaret qui porte son nom de scène
Nico PAPATAKIS crée une nouvelle ROSE ROUGE
MOULOUDJI commence à chanter au GIPSY'S
Création du QUOD LIBET par Francis CLAUDE
Ouverture du CENTRAL DE LA CHANSON ex CLUB DES CINQ
Création du CLUB SAINT-GERMAIN par Frédéric CHAUVELOT et Marc DOELNITZ, transfuges du TABOU
Création de l'ECHANSON par André PASDOC/ Maurice MESLE prend la direction de l'AMIRAL et lance le duo Roger PIERRE et Jean- Marc THIBAULT
En décembre, création du CLUB DU VIEUX COLOMBIER par Paul ANET BADEL

- 1949 - Henri de LA PALMIRA et GILLES ouvrent CHEZ GILLES/
Sur la rive droite, ouverture de CHEZ RENEE BELL, de BELLES ET BUTTE, de CHEZ ELLE, de LA LANTERNE, de l'AS DE COEUR/
Réouverture deLA VIE PARISIENNE animée par Colette MARS/
Sur la rive gauche, ouverture des NOCTAMBULES et de la BROCANTE/
Ouverture de la BRETELLE OBJECTIVE, du PLANCHER DES VACHES/
Marc DOELNITZ prend la direction du BOEUF SUR LE TOIT (qu'il rebaptise OEIL DE BOEUF)/
Juliette GRECO y fait ses débuts et lance la "chanson rive gauche" en interprétant PREVERT, DESNOS, QUENEAU, SARTRE .../
5 avril, première des EXERCICES DE STYLE de Raymond QUENEAU à la ROSE ROUGE/
Agnès CAPRI reprend son cabaret et présente ZIG ZAG 49 mis en scène par Michel de RE et Yves ROBERT/
Création du SAINT- YVES/
Le restaurant à couscous CHEZ MOINEAU adopte la formule cabaret/
LE GIPSY'S adopte la formule cabaret- théâtre ... il deviendra LES FOLIES FURIEUSES, L'ARCHE DE NOE, LE POTOFOU, LA ROSE NOIRE .../
Ouverture en décembre de la première version de L'ECLUSE par René LECUELTEL/
31 décembre, ouverture de LA TOMATE/
Création du MEPHISTO/
Après la fermeture du QUOD LIBET, Léo FERRE chante aux ASSASSINS, au TROU puis aux TROIS MAILLETS avec Catherine SAUVAGE/
Création de MILORD L'ARSOUILLE par Jacques JORDAN et Francis CLAUDE ...

" Ils avaient pour enseigne L'Écluse, La Fontaine des Quatre-Saisons, L'Échelle de Jacob, La Colombe, Milord l'Arsouille, Le Port du Salut, Le Cheval d'or... ces fameux " Cabarets Rive Gauche "
Sur leurs scènes minuscules se sont révélés les auteurs interprètes - dont certains les futurs grands de la chanson française et de la scène : Juliette Gréco, Léo Ferré, Serge Gainsbourg, Jacques Brel, Georges Brassens, Guy Béart, Barbara, Jean Ferrat, Catherine Sauvage, Anne Sylvestre, Colette Renard, Mouloudji, Marcel Amont, Les Compagnons de la Chanson, Claude Nougaro, Henri Tachan, Georges Moustaki, Serge Reggiani, Raymond Devos, le mime Marceau , Ricet-Barrier...
Sans oublier les Frères Jacques, Jacques Douai, , Hélène Martin, Serge Lama, Jean Yanne, Boby Lapointe... Et tant d'autres !
Une vingtaine d'années durant, ces cabarets ont fait de la rive gauche un formidable creuset culturel ...

L'Ecluse
http://francois.faurant.free.fr/ecluse/barbara_ecluse.html
" Le café de l'Ecluse ouvre en 1949 , au 15 du quai des grands Augustins à Paris 6è (métro Saint Michel).
L'aventure du café de l'Ecluse dure quelques mois.
Brigitte Sabouraud, Léo Noël, Marc Chevalier et André Schlesser prennent la direction du lieu et en font le Cabaret L'Ecluse". Les spectacles débutent le 6 février 1950 .
Dans la seconde moitié des années 50, L'Écluse est le cabaret en vogue du quartier latin.
Il représente l'esprit rive gauche de la chanson française.
Sont proposés des tours de chant, des mimes, des marionnettes, des théâtres d'ombres, des comiques.......
Le spectacle comprend six attractions avec un temps de passage pour chacune de 10 à 20 minutes. L'artiste confirmé du moment passe en dernier . Souvent dès 22 heures la salle affiche complet ... "

Pour les nombreux artistes qui débutèrent ou passèrent à l'Écluse , voir le site
http://francois.faurant.free.fr/ecluse/barbara_ecluse.html

La Rose Rouge
La Rose Rouge devient vite un lieu à la mode pour écouter du jazz ou pour voir des pièces de théâtre, en particulier celles de Boris Vian, ou bien encore, pour venir écouter des chanteurs, le plus souvent débutants comme Juliette Gréco, Jean Ferrat, Jacques Douai, Charles Aznavour, Mouloudji ou Francis Lemarque. Charles Trenet s'y produit en 1954. Les Frères Jacques , image de marque de l'établissement, y restent cinq ans à partir de 1948.

La Fontaine des Quatre Saisons
En 1949, Barbara rencontre Jean Wiener qui l'envoie auditionner chez les frères Prévert.
Pierre Prévert dirige alors la "Fontaine des Quatre Saisons", cabaret parisien de la rue de Grenelle. Malheureusement, ses spectacles y sont boudés. Pour l'aider, Prévert lui offre un emploi de plongeuse. Elle y voit se produire Boris Vian et Mouloudji.

Chez Agnès Capri
En 1949, Agnès Capri réinstalle son cabaret - Chez Agnès Capri, rue Molière - où se produiront entre autres Germaine Montero dans son répertoire espagnol, Jean Sablon, Catherine Sauvage, Cora Vaucaire, Mouloudji, Serge Reggiani, Juliette Greco, Marc Ogeret, Pierre Louki, qui y chante, entre autres, La Môme aux Boutons, Georges Moustaki et les Frères Jacques qui y remportent leurs premiers succès.
La concurrence lui impose hélas en 1958 de fermer son cabaret. En 1958, parait un roman de Nicole Louvier, qui a chanté chez Agnès Capri, intitulé La mort d'un théâtre,

Le Tabou
" Club de danse et de jazz installé dans une cave, au no 33, de la rue Dauphine, Le Tabou a été inauguré en avril 1947, peu après la fermeture du Caveau des Lorientais.
Il est très vite devenu le rendez-vous favori des zazous noctambules, des intellectuels et un haut lieu des existentialistes.
La clientèle était composée de couturiers, de mannequins, de photographes (Émile Savitry) d'étudiants, de musiciens.
Mais la véritable raison pour laquelle la cave battait des records d'affluence était la présence de l'équipe Gréco-Cazalis-Dolnitz.
Parmi les clients habitués se trouvaient les couples Montand-Signoret, Renaud-Barrault, Sartre-Beauvoir, ainsi que Miles Davis.
Les voisins énervés avaient réussi à faire ramener l'heure de fermeture du Tabou à minuit, mais cela n'avait pas découragé les habitués. Cependant, les habitués eux-mêmes se lassèrent d'un lieu dont ils assuraient le succès par leurs extravagances.
Et ils lui préférèrent une autre cave que Freddy Chauvelot (alors directeur du Tabou) allait ouvrir au 13 rue Saint-Benoît : le Club Saint-Germain ...
(Info Wikipedia)

L'Echelle de Jacob
Jacques Douai, peu après son ouverture, Francis Lemarque dès 1952 et surtout Cora Vaucaire qui y chante "Les Feuilles mortes" de Jacques Prévert et Joseph Kosma, sont les habitués de l'Echelle de Jacob.
Amené par Francis Lemarque, Jacques Brel, y fait ses débuts à Paris. Léo Ferré y chante dès 1953, suivi par René-Louis Lafforgue, Pierre Dudan, Mouloudji, Catherine Sauvage, Marcel Amont, Hugues Aufray, Boby Lapointe et Pierre Perret.

La Colombe
En 1954, Michel Valette achète, pour en faire un cabaret, un vieux café d'un immeuble ancien de l'Ile de la Cité. Il anime les soirées de La Colombe, faisant chanter ses convives, parmi lesquels un jeune ingénieur, Guy Béart, qu'il engage.
La Colombe devient vite un endroit à la mode, où l'on découvre Anne Sylvestre, Bernard Haller, Pauline Julien, Marc Ogeret, Maurice Fanon, Francesca Solleville, Romain Bouteille, ou Pierre Perret

Le Méphisto,

Les Assassins,

Aux Trois Mailletz,

Le Trou,

le Quod Libet,

le Milord l'Arsouille
S'y côtoient humoristes et chanteurs : Léo Ferré, Georges Moustaki, Alain Barrière, Mouloudji, Jean Ferrat, Michèle Arnaud, accompagné par Serge Gainsbourg qui y fait ensuite ses débuts d'interprète, Guy Bedos, Charles Aznavour ou Maurice Fanon.

Le Port du Salut
Ce fut un célèbre cabaret où, entre 1955 et 1982, de nombreux artistes ont fait leurs débuts, parmi lesquels Bernard Lavalette (1955), Guy Béart, Barbara et Pierre Doris (1956), Georges Moustaki et René-Louis Lafforgue (1957), Jean Yanne et Anne Sylvestre (1959), Serge Gainsbourg et Jean Ferrat (1960), Romain Bouteille (1961), Pierre Perret (1962), Boby Lapointe (1963), Les Enfants terribles (1966), Jacques Debronckart (1968), Pierre et Marc Jolivet (1973), Patrick Sébastien (1975), René-Louis Baron (1980)...
Beaucoup d'autres s'y sont produits :Bernard Montangero, François Corbier, Pia Colombo, Jacques Maillot, Jacques Delord, Paul Préboist, Bernard André, Guy Bedos, Coluche en 1972, etc.

Le Cheval d'Or

La Méthode,

Chez Patachou
C'est grâce à elle, que la carrière de Brassens est lancée. Chez Patachou, il chante "La Mauvaise réputation", "Le Gorille".
Son cabaret, où Patachou accroche comme des trophées les cravates coupées de ses clients, devient l'un des plus prisés de Paris. Beaucoup d'artistes débuteront chez elle : Maurice Fanon, Guy Béart, Léo Ferré, Jacques Brel, Frida Boccara, Jean-Jacques Debout, Hugues Aufray...

l'Ecole Buissonnière (René-Louis Lafforgue)

Club de l'Arlequin

* Autres Cabarets , autres lieux , autres quartiers

Le Boeuf sur le Toit
En février 1936, Agnès Capri se lance dans la chanson au Bœuf sur le toit, cabaret ouvert à l’initiative de Jean Cocteau, où elle interprète les premières compositions de Jacques Prévert.
Le Boeuf-sur-le-Toit rouvre en 1946 rue du Colisée, avec une nouvelle enseigne, l'Oeil-de-Boeuf.
Juliette Gréco en 1949 et Catherine Sauvage y font leurs premières scènes.

Les Trois Baudets
(Info Wikipedia)
Les Trois Baudets est une salle de concert parisienne à Pigalle au 64, boulevard de Clichy, Paris 18e.
Fondée en 1947 par Jacques Canetti, cette salle mythique a été une exceptionnelle pépinière de talents. Elle a vu débuter nombre de très grands artistes ...
Jacques Canetti, qui est aussi directeur artistique chez Polydor puis chez Philips, en fait passer certains de la scène à l'enregistrement, et donne un coup de pouce à de nombreuses carrières dans les années 1950.
Parmi ces artistes : Boris Vian, Jeanne Moreau,Henri Salvador, Jean-Roger Caussimon, Jacqueline François (1948), Raymond Devos, Félix Leclerc (1949), Mouloudji, Fernand Raynaud (1951), Juliette Gréco, Georges Brassens (1952), Catherine Sauvage, Jacques Brel, Philippe Clay (1953), Jean-Claude Darnal, (1954), Guy Béart (1957), Boby Lapointe (1960) ... et autres Serge Gainsbourg, Jean Nohain, Maryse Martin ...

Le Lapin Agile à Montmartre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Catégorie:Cabaret_parisien
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Re: CABARETS "RIVE GAUCHE" , "CAVES A CHANSONS" et autres Cabarets

Message par ddchampo le Dim 22 Juin - 12:54

Impatiemment attendu par les amateurs, l'ouvrage de Gilles Schlesser arrive enfin en librairie.
Le CABARET RIVE GAUCHE : De la Rose Rouge au Bateau Ivre par Bernard Merle
Plus de six cents pages, vingt-cinq chapitres, de nombreux index, une bonne soixantaine de lieux décrits par le menu, une profusion de portraits d'artistes et de directeurs de salles, des analyses, des témoignages, des souvenirs : un ouvrage sans précédent, qui fera date dans l'histoire de la chanson.
Depuis quelques années, l'idée était dans l'air : le XXème siècle n'était plus ; tant et tant de bouleversements avaient affecté, dans sa seconde moitié, le monde de la chanson en général et celui des cabarets en particulier : un bilan s'imposait.
Déjà, dès les années 80-90, certains avaient tenté de retracer l'histoire des cabarets, soit à l'échelle européenne (1), soit du strict point de vue parisien (2). En 2003, deux témoins et acteurs de cet âge d'or (3) ont publié chacun, sur des thèmes voisins, un gros ouvrage foisonnant d'informations. Enfin, l'an passé, Christian Stalla nous offrait ses souvenirs de chanteur chantant à et Autour de L'Écluse (4), et Jean Lapierre un ouvrage en treize parcours à travers la capitale (5), évoquant les salles, grandes ou petites, actuelles ou disparues qui, durant un demi-siècle, furent les véritables « temples » de la chanson.
Avec ce Cabaret Rive gauche de Gilles Schlesser, l'ambition est plus vaste encore : lister (sans toutefois prétendre à l'exhaustivité, hélas hors d'atteinte) les myriades de lieux où, de l'avant-guerre aux années soixante-dix, la chanson "Rive gauche" s'illustra, et donner à comprendre les raisons de leur émergence et de leur succès, comme de leurs difficultés et de leur déclin.
« L'adolescent de Il avait presque vingt ans en a aujourd'hui plus de 60, écrit Gilles Schlesser dans son avant-propos. Le bel âge pour témoigner d'un phénomène météorique qui naît dans l'après-guerre aux alentours du Flore, brille de mille feux pendant deux décades et implose en silence au début des années 70. »
Témoigner ? Pas vraiment : « Pour diverses raisons, reconnaît-il peu après, j'ai assez peu connu ce milieu. Mais il me fascinait, de loin, comme un fruit défendu. ».
Pour n'être pas tout à fait celui d'un témoin, son travail n'est pas non plus celui d'un historien détaché de son sujet, ou d'un universitaire abscons s'adressant à ses pairs. Gilles Schlesser, si l'on ose le jeu de mots et les douteux sous-entendus psychanalytiques, s'adresserait plutôt à son père. Car Gilles n'est autre que le fils d'André Schlesser, dit Dadé, partenaire de Marc Chevalier dans le duo " Marc et André", auteur du superbe Souvenance écrit pour Barbara, et qui fut, avec Léo Noël, Brigitte Sabouraud et Marc Chevalier, co-directeur, du cabaret L'Écluse. Et c'est d'un réel besoin de retour sur ces années magiques qu'en lui est né le désir d'écrire ce livre, « tentative nostalgique de "faire la route dans l'autre sens". »

Une somme

Impossible d'embrasser dans une même définition tout ce qu'il nous est donné d'apprendre ou de redécouvrir dans ce volumineux ouvrage - lequel peut se lire à différents niveaux et, de ce fait, être apprécié par l'initié comme par le néophyte. Toute l'histoire du music-hall y tient, depuis les origines du cabaret (étymologiquement « petite chambre »), jusqu'aux considérations économiques sur la Sacem, et le rôle paradoxal joué par cette société dans le déclin des petits lieux : sans que jamais ne se perde de vue le concept très parisien de "Rive gauche", référence à cette rive de la Seine où fleurirent la plupart des cabarets.
Mais qu'entend-on au juste par "Rive gauche"? « Rive gauche signifie spectacle intelligent, subtil, créatif, n'hésite pas à écrire Gilles Schlesser, avec sa nécessaire dose de "pauvreté", par opposition aux fastes de la rive droite, où des boites drapées de velours programment des vedettes consacrées ou vieillies, avec champagne, entraîneuses et comique un peu gras. »
À ses débuts, dans les années quarante, Léo Ferré avait dénombré à Paris une petite centaine de cabarets de ce type, où auditionner. Jusqu'en 1974, il s'en créera plus du double. Beaucoup sont recensés ici. Leurs noms sont autant de « madeleines » pour ceux qui les ont connus, et font rêver les autres par la poésie qui s'en dégage : La Rose Rouge, le Bar Vert, Le Drap d'Or, Les Assassins, La Vieille Grille, La Chanson Galande, Le Tire-bouchon, La Tomate, Chez Georges, Chez Bernadette, Chez Ubu, Le Cheval d'Or, La Polka des Mandibules, La Méthode, Le Milord L'Arsouille, La Rôtisserie de l'Abbaye, L'Amiral, Le Port du Salut, La Contrescarpe, Le Petit Pont, La Fontaine des Quatre saisons...
Des milliers de chanteurs, mais aussi comédiens, comiques, directeurs de salles, agents artistiques, hommes de radio, oubliés ou non, ont vécu là des heures brûlantes, et leur nom seul suffit aux amateurs à rappeler le rôle qu'ils ont tenu dans la vaste saga de la chanson : Agnès Capri, Cora Vaucaire, Marianne Oswald, Luc Bérimont, Jacques Canetti, Francis Claude, Arlette Reinerg, Hélène Martin, Pierre Louki, Jacqueline Dorian, Suzy Lebrun, Niko Papatakis, Michel Valette, Jacques Debronckart, Jehan Jonas, et combien d'autres qui y débutèrent ou s'y firent connaître.

Et Barbara ?

Mais, direz-vous, paraphrasant Jacques Chancel, et Barbara dans tout ça ? Elle tient dans le livre une place relativement discrète, quoique tutélaire, concrétisée par la photo de couverture. Quelques extraits d'articles de l'époque nous l'esquissent cependant de manière particulièrement forte, en ces années où les medias commencent à s'intéresser à elle. Ainsi : «Celle qui porte le nom d'un poème de Prévert popularisé par Yves Montand, écrit Claude Martine dans la revue Arts du 21 mai 1958, impose d'emblée un physique insolite. Ses premiers gestes, brusques, nerveux, l'acuité de son regard qui illumine un visage qu'on pourrait dire "stylisé", trahissent un tempérament aussi mystérieux qu'autoritaire. Dès qu'elle se met au piano et qu'elle chante, Barbara révèle un métier accompli. Bien que son tour de chant soit, dans toute l'étendue de sa variété, ouvragé avec goût et intelligence, ce sont moins les chansons que l'interprétation qui en font l'originalité ».
Ou encore, à la fin de la même année : « Passe ensuite Barbara. Prenez une partie de Sophia Loren pour une partie de Magali Noël. Faites concentrer sous projecteur pendant une vingtaine de minutes et vous avez Barbara. Elle porte un cardigan de velours noir et le cheveu court, noir. Cela a de l’œil, de la narine, du tempérament. Cela scintille. Ce n'est pas que les notes soient tellement justes au piano où elle s'accompagne ni qu'elle ait tant de voix que ça. Mais quel cinéma ! Le directeur de L'Écluse l'annonce, elle est l'espoir de la maison. C'est là où les cabarets dont nous parlons font oeuvre utile. »
Aussi Gilles Schlesser peut-il confirmer : « À l'Écluse, en ce début d'année 1959, la cote de Barbara - comme interprète - ne cesse de grandir. Depuis Léo Ferré, jamais un chanteur Rive gauche n'a bénéficié d'une telle ferveur auprès des médias. Combat la décrit comme "une créature extraordinaire" et l'on peut lire dans L'Express : "Une nuit à L'Écluse n'est pas une nuit perdue. Sur les deux mètres carrés de scène, encombrée d'un piano, les surprises sont bonnes. Philippe Noiret et Jean-Pierre Darras, transfuges du T.N.P., se donnent la réplique au subjonctif et décrivent avec ironie les splendeurs et misère des "cabots" (…) Nuit qui fait découvrir une étrange personne, au masque de faune, yeux fendus, nez busqué et palpitant qu'il ne faudra jamais retoucher. Barbara chante en s'accompagnant au piano. Elle est présente, chaude, intelligente. (…) N'oubliez pas : Barbara". »
Pourtant quelques années seulement après cette reconnaissance due à sa pratique patiente et obstinée du cabaret, Barbara sent avant les autres que le monde de la chanson est en pleine évolution, et qu'une fois encore il lui faut reprendre « la longue route ».
« Un soir, relate Henri Gougaud dans Cabaret Rive gauche, après le spectacle, vers une heure et demi du matin, Barbara s'est mise au piano pour chanter des chansons que nous ne connaissions pas : "Quand reviendras-tu", "Pierre", Le Bois de Saint-Amand". Des trucs pas du tout dans la ligne de chant de ce que l'on venait d'entendre. Dans la salle, il y avait Dadé, Charles Denner, Vidalie et quelques autres. Et personne n'a accroché. Personne. Vidalie lui a dit : "Ce n'est ni fait ni à faire". Dadé ne disait rien. Pensif. Puis quelqu'un a parlé de rive droite, de chanson "commerciale". Je pense aujourd'hui que nous ressentions quelque chose d'inconscient, du genre, ce n'est plus notre Barbara, il ne faut pas que notre Barbara change, il ne faut pas que Barbara nous quitte. »
Barbara, pourtant, est partie. Elle a bien fait, c'était pour mieux nous rester.
L'âge d'or des cabarets n'est plus, mais ont-ils totalement disparu? «Non, répond Gilles Schlesser. Ils auraient même tendance à renaître. Mais ce qui s'est perdu, c'est leur nécessité sociale, leur rôle essentiel dans le cheminement qui relie la rue à l'Olympia. Faute de fonction vitale dans la chaîne culturelle et économique, les espèces disparaissent. Ne reste que la mémoire, qu'il convient d'entretenir. »
Ce à quoi l'auteur vient de s'employer, magistralement.


(1) Lionel Richard, Cabaret, cabarets. Plon 1991
(2) Marc Chevalier, Mémoires d'un cabaret : L'Écluse. La Découverte, 1987
Geneviève Latour, Le cabaret-théâtre. Bibliothèque historique de la Ville de Paris, 1996
(3) Charles Joyon, Du café au théâtre : voyage avec les baladins des petites scènes. L'Harmattan, 2003.
Georges Bilbille, Du côté de Mouffetard, 1948 -1978 : une histoire de théâtre. Alzieu, 2003.
(4) Christian Stalla, Autour de L'Écluse. Alzieu, 2005.
(5) Jean Lapierre, La chanson de Paris. Aumage, 2005.

Gilles Schlesser : Cabaret "rive gauche" : De la Rose rouge au Bateau ivre (1946-1974). Préface de Claude Villers. Editions L'Archipel. Broché 23,71 €
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Re: CABARETS "RIVE GAUCHE" , "CAVES A CHANSONS" et autres Cabarets

Message par ddchampo le Dim 22 Juin - 12:55

C A B A R E T S - R I V E - G A U C H E

*** QUARTIER ST GERMAIN DES PRES / ST MICHEL / ILE DE LA CITE / MONTPARNASSE

- L'Arlequin (rue du Four)

- L'Echelle de Jacob (rue Jacob)
Jacques Douai, peu après son ouverture, Francis Lemarque dès 1952 et surtout Cora Vaucaire qui y chante "Les Feuilles mortes" de Jacques Prévert et Joseph Kosma, sont les habitués de l'Echelle de Jacob.
Amené par Francis Lemarque, Jacques Brel, y fait ses débuts à Paris.
Léo Ferré y chante dès 1953, suivi par René-Louis Lafforgue, Pierre Dudan, Mouloudji, Catherine Sauvage, Marcel Amont, Hugues Aufray, Boby Lapointe et Pierre Perret.

- Le Tabou (rue Dauphine)
" Club de danse et de jazz installé dans une cave, au no 33, de la rue Dauphine, Le Tabou a été inauguré en avril 1947, peu après la fermeture du Caveau des Lorientais.
Il est très vite devenu le rendez-vous favori des zazous noctambules, des intellectuels et un haut lieu des existentialistes.
La clientèle était composée de couturiers, de mannequins, de photographes (Émile Savitry) d'étudiants, de musiciens.
Mais la véritable raison pour laquelle la cave battait des records d'affluence était la présence de l'équipe Gréco-Cazalis-Dolnitz.
Parmi les clients habitués se trouvaient les couples Montand-Signoret, Renaud-Barrault, Sartre-Beauvoir, ainsi que Miles Davis.
Les voisins énervés avaient réussi à faire ramener l'heure de fermeture du Tabou à minuit, mais cela n'avait pas découragé les habitués.
Cependant, les habitués eux-mêmes se lassèrent d'un lieu dont ils assuraient le succès par leurs extravagances. Et ils lui préférèrent une autre cave que Freddy Chauvelot (alors directeur du Tabou) allait ouvrir au 13 rue Saint-Benoît : le Club Saint-Germain ...
(Info Wikipedia)

- Le Caveau de la Huchette (5 rue de la Huchette)

- Le Bar Vert (rue Jacob)

- Chez Moineau (rue Guénégaud)

- Le Club du Vieux-Colombier (rue du Vieux-Colombier)

- Le Méphisto (boulevard St Germain)

- La Rose Rouge (rue de la Harpe, puis rue de Rennes)
La Rose Rouge devient vite un lieu à la mode pour écouter du jazz ou pour voir des pièces de théâtre, en particulier celles de Boris Vian, ou bien encore, pour venir écouter des chanteurs, le plus souvent débutants comme Juliette Gréco, Jean Ferrat, Jacques Douai, Charles Aznavour, Mouloudji ou Francis Lemarque.
Charles Trenet s'y produit en 1954.
Les Frères Jacques , image de marque de l'établissement, y restent cinq ans à partir de 1948.

- Le Cabaret des Noctambules (rue Champollion)

- Chez Georges (rue des Canettes)
= "le comptoir des canettes" = "L' Epicerie"... caves sous l'épicerie-bistrot !
où passèrent Jean Vasca, Henri Tachan, Hélène Martin, Marc Ogeret, Anne Vanderlove, Jehan Jonas , Claude Fonfrède ...

- La Grignotière (rue Mazarine)

- La Galerie 55 (rue de Seine)

- La Chanson Galande (rue Galande)
on y écouta Jean-Noël Dupré ...

- L'Ecluse (rue des Grands-Augustins)
http://francois.faurant.free.fr/ecluse/barbara_ecluse.html
Le café de l'Ecluse ouvre en 1949 , au 15 du quai des grands Augustins à Paris 6è (métro Saint Michel).
L'aventure du café de l'Ecluse ne dure que quelques mois.
Brigitte Sabouraud, Léo Noël, Marc Chevalier et André Schlesser prennent la direction du lieu et en font le Cabaret L'Ecluse". Les spectacles débutent le 6 février 1950 .
Dans la seconde moitié des années 50, L'Écluse est le cabaret en vogue du quartier latin. Il représente l'esprit rive gauche de la chanson française.
Sont proposés des tours de chant, des mimes, des marionnettes, des théâtres d'ombres, des comiques.......Le spectacle comprend six attractions avec un temps de passage pour chacune de 10 à 20 minutes. L'artiste confirmé du moment passe en dernier . Souvent dès 22 heures la salle affiche complet ... "

Pour les nombreux artistes qui débutèrent ou passèrent à l'Écluse ,
voir le site  http://francois.faurant.free.fr/ecluse/barbara_ecluse.html

- Le Gipsy's / Le Potofou (rue Cujas)

- Les Assassins (rue Jacob)

- La Polka des Mandibules (rue des Canettes)

- Le Quod Libet (rue du Pré-aux-Clercs)

- Le Club des Lorientais (rue des Carmes)

- Le Club St Germain (rue St Benoit)

- Le Saint-Yves (rue de l'Université)

- Les Trois Mailletz (rue Galande)

- Le Petit Pont (rue du Petit-Pont)
on y écouta Hélène Martin, Jacques Doyen ...

- La Colombe (rue de la Colombe)
En 1954, Michel Valette achète, pour en faire un cabaret, un vieux café d'un immeuble ancien de l'Ile de la Cité (rue de la Colombe , 4ème).
Il anime les soirées de La Colombe, faisant chanter ses convives, parmi lesquels un jeune ingénieur, Guy Béart, qu'il engage.
Colette Chevrot y chanta les textes les plus "féroces" de Boris Vian et de Jean Yanne .
La Colombe devient vite un endroit à la mode, où l'on découvre Hélène Martin, Jacques Doyen, Anne Sylvestre, Paul Villaz, Bernard Haller, Pauline Julien, Monique Morelli, Jean Ferrat, Marc Ogeret, Pia Colombo, Maurice Fanon, Francesca Solleville, Romain Bouteille, Virginie Vitry , Pierre Perret, Roger Riffard, Luce Klein, Christine Sèvres

- Le College Inn (rue Vavin)

- La Fontaine des 4 Saisons (rue de Grenelle)
En 1949, Barbara rencontre Jean Wiener qui l'envoie auditionner chez les frères Prévert.
Pierre Prévert dirige alors la "Fontaine des Quatre Saisons", cabaret parisien de la rue de Grenelle. Malheureusement, ses spectacles y sont boudés. Pour l'aider, Prévert lui offre un emploi de plongeuse. Elle y voit se produire Boris Vian et Mouloudji.

- Le Port du Salut (rue St Jacques)
Ce fut un célèbre cabaret où, entre 1955 et 1982, de nombreux artistes ont fait leurs débuts, parmi lesquels Bernard Lavalette (1955), Guy Béart, Barbara et Pierre Doris (1956), Georges Moustaki et René-Louis Lafforgue (1957), Jean Yanne et Anne Sylvestre (1959), Serge Gainsbourg et Jean Ferrat (1960), Romain Bouteille (1961), Pierre Perret (1962), Boby Lapointe (1963), Les Enfants terribles (1966), Jacques Debronckart (1968), Pierre et Marc Jolivet (1973), Patrick Sébastien (1975), René-Louis Baron (1980) ...
Beaucoup d'autres s'y sont produits :Maurice Fanon , Bernard Montangero, François Corbier, Pia Colombo, Jacques Maillot, Jacques Delord, Paul Préboist, Bernard André, Guy Bedos, Coluche en 1972, etc.

- La Grande Séverine (rue St Séverin)

- Chez Papille (rue St Severin)
on put y écouter Catherine et Maxime Le Forestier , Henri Guibet , Philippe Richeux ...

- La Reine Blanche

- Le Trou

*** QUARTIER CONTRESCARPE / MOUFFETARD / SAINTE-GENEVIEVE

- Le Cheval d'Or (rue Descartes)
" Le cabaret Le Cheval d'Or a été créé en 1955 par Léon Tcherniak et Jean Pierre Suc.
Il était situé 33 rue Descartes 75005 Paris.
Des grands noms de la chanson française et de la scène et d'autres artistes connus et méconnus ont fait la renommée de ce cabaret. De très nombreux artistes ont débuté dans ce cabaret, pour certains ont acquis une grande notoriété et d'autres y ont chanté régulièrement (Anne Sylvestre, Boby Lapointe, Ricet Barrier, Raymond Devos, Pierre Perret, Pierre Etaix, Jean Ferrat, Pierre Louki, Pierre Richard) . "

- La Contrescarpe (place de la Contrescarpe)
où passèrent Greame Allwright, Anne Vanderlove, Georges et Jean-Luc , Monique Morelli  , Jean-Marie Vivier ...

- La Méthode (rue Descartes)
on y vit ou écouta Angelo Bardi, Robert Nyel, Esther et Dominique , Romain Bouteille Coluche ...

- L'Ecole Buissonnière (rue de l'Arbalète)
René-Louis Lafforgue crée le cabaret « L'Ecole buissonnière » au 10 rue de L'arbalète à Paris, où se produisent notamment Guy Bedos, Paul Préboist, Pierre Louki, Boby Lapointe, Maurice Fanon, Christine Sèvres ou encore Béatrice Arnac , ainsi que Jacqueline Danno , Pierre Dac ...

- Chez Bernadette (rue des Bernardins)

- La Vieille Grille (rue du Pied-de-L'Ermite)
passèrent Brigitte Fontaine , Areski, Jacques Higelin , Claude Mann, Armand Babel  ...

- Le Bateau Ivre (rue Descartes)

- Le Pétrin (rue Mouffetard)

- Le Troglodyte (rue Mouffetard)

- Le Cabaret d'Art-et-d'Essai (rue Mouffetard)
on y écouta Gilles Servat

- Le Bus (rue Mouffetard)


C A B A R E T S - R I V E - D R O I T E

*** QUARTIER OPERA / PALAIS-ROYAL / MARAIS

- Chez Agnès Capri (rue Molière)
En 1949, Agnès Capri réinstalle son cabaret - Chez Agnès Capri, rue Molière - où se produiront entre autres Germaine Montero dans son répertoire espagnol, Jean Sablon, Catherine Sauvage, Cora Vaucaire, Mouloudji, Serge Reggiani, Juliette Greco, Marc Ogeret, Pierre Louki, qui y chante, entre autres, La Môme aux Boutons, Georges Moustaki et les Frères Jacques qui y remportent leurs premiers succès.
La concurrence lui impose hélas en 1958 de fermer son cabaret. En 1958, parait un roman de Nicole Louvier, qui a chanté chez Agnès Capri, intitulé La mort d'un théâtre

- L'Echanson / Chez Pasdoc (rue des Petits-Champs)

- Chez Gilles / La Tete de l'Art (avenue de l'Opéra)
A la Tête de l'art se produirent : Jacques Brel, Pia Colombo, Marie Laforêt, Jacques Dutronc, Dalida, Nana Mouskouri, Pierre Perret, Charles Trenet, Juliette Gréco, Fernand Reynaud, Raymond Devos, Mick Micheyl, Mathé Althéry, Jean Pierre Ferland, Théo Sarapo, Léo Ferré, Alain Barrière, Mouloudji, Pierre Perret, Anne Sylvestre...

- Milord L'Arsouille (rue de Beaujolais)
S'y côtoient humoristes et chanteurs : Léo Ferré, Georges Moustaki, Alain Barrière, Mouloudji, Jean Ferrat, Michèle Arnaud, accompagné par Serge Gainsbourg qui y fait ensuite ses débuts d'interprète, Guy Bedos, Charles Aznavour ou Maurice Fanon.

- Les Frondeurs (rue du Roi-de-Sicile)
passèrent Patrick Abrial, Henri Tachan, Maurice Fanon, Colette Magny ...


*** QUARTIER MONTMARTRE / PIGALLE

- Le Lapin Agile (rue des Saules)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lapin_Agile

- Chez ma Cousine (rue Norvins)
on y écouta  Jean-Claude Darnal ...

- Chez Patachou (rue du Mont-Cenis)
C'est grâce à elle, que la carrière de Brassens est lancée. Chez Patachou, il chante "La Mauvaise réputation", "Le Gorille".
Son cabaret, où Patachou accroche comme des trophées les cravates coupées de ses clients, devient l'un des plus prisés de Paris. Beaucoup d'artistes débuteront chez elle : Maurice Fanon, Guy Béart, Léo Ferré, Jacques Brel, Frida Boccara, Jean-Jacques Debout, Hugues Aufray...

- Le Tire-Bouchon (rue Norvins)

- Chez Plumeau (place du Tertre)

- Le Liberty's / Chez Tonton (place Blanche)

- La Tomate (rue Notre-Dame-de-Lorette)

- Aux Trois Baudets (rue Coustou)
(Info Wikipedia)
" Les Trois Baudets est une salle de concert parisienne à Pigalle au 64, boulevard de Clichy, Paris 18e.
Fondée en 1947 par Jacques Canetti, cette salle mythique a été une exceptionnelle pépinière de talents. Elle a vu débuter nombre de très grands artistes ...
Jacques Canetti, qui est aussi directeur artistique chez Polydor puis chez Philips, en fait passer certains de la scène à l'enregistrement, et donne un coup de pouce à de nombreuses carrières dans les années 1950.
Parmi ces artistes : Boris Vian, Jeanne Moreau,Henri Salvador, Jean-Roger Caussimon, Jacqueline François (1948), Raymond Devos, Félix Leclerc (1949), Mouloudji, Fernand Raynaud (1951), Juliette Gréco, Georges Brassens (1952), Catherine Sauvage, Jacques Brel, Philippe Clay (1953), Jean-Claude Darnal, (1954), Guy Béart (1957), Boby Lapointe (1960) ... et autres Serge Gainsbourg, Lény Escudéro , Jean Nohain, Maryse Martin ...

- Le Gerpil (rue Germain Pilon - 18è)
Bernard Dimey

- La Grange au Bouc (rue du Chevalier de la Barre - 18è)
on y écouta Serge et Sonia ...



*** QUARTIER CHAMPS-ELYSEES

- Le Boeuf sur le Toit (rue du Colisée)
En février 1936, Agnès Capri se lance dans la chanson au Bœuf sur le toit, cabaret ouvert à l’initiative de Jean Cocteau, où elle interprète les premières compositions de Jacques Prévert.
Le Boeuf-sur-le-Toit rouvre en 1946 rue du Colisée, avec une nouvelle enseigne, l'Oeil-de-Boeuf.
Juliette Gréco en 1949 et Catherine Sauvage y font leurs premières scènes.

- Chez Carrère (rue Pierre-Charron)

- La Vie Parisienne / Chez Suzy Solidor ( rue Balzac)

- Chez Micheline Grandier (rue de Ponthieu)

- Le Drap d'Or (rue Bassano)

- La Villa d'Este (rue Arsène-Houssaye)

- L'Amiral (rue Arsène-Houssaye)

- Le Vernet / Chez Jean Rigaux (rue Vernet)


http://fr.wikipedia.org/wiki/Catégorie:Cabaret_parisien
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Re: CABARETS "RIVE GAUCHE" , "CAVES A CHANSONS" et autres Cabarets

Message par ddchampo le Mer 27 Jan - 17:58

http://lehall.com/galerie/universitemarseille/wp-content/uploads/2009/02/rivegauche.pdf

UNIVERSITE D’AUTOMNE – MARSEILLE – 30 OCTOBRE 2008 CONTRIBUTION DE JACQUES VASSAL
DE SAINT-GERMAIN-DES-PRES A LA RIVE GAUCHE
Nous allons faire un petit tour, que vous pourrez prolonger ensuite par vous-mêmes car je vais vous donner quelques clefs, un petit tour au pays de Saint-Germain-des- Prés et de la Rive Gauche. Et on commence tout de suite, comme à la radio, par écouter une chanson.
1-«Rue des Blancs-Manteaux», par Juliette Gréco
Vous l’avez certainement reconnue, c’était Juliette Gréco, l’une des grandes voix de cette période dite de Saint-Germain-des-Prés et aussi de la Rive Gauche. Cette chanson, et ce n’est pas un hasard, est composée sur un texte écrit par Jean-Paul Sartre. Or Jean-Paul Sartre et Raymond Queneau (« Si tu t’imagines » pour ce dernier) ont été, vers 1947-1948, parmi les tout premiers paroliers de Juliette Gréco. Donc à cette époque-là, la libération de Paris est encore récente ; il y a eu les procès de l’épuration et c’est peut-être la cause de l’allusion au bourreau dans le texte de la chanson, puisqu’il y avait des têtes à couper à ce moment-là. Et les jeunes gens qui ont vingt ans, vingt-cinq ans au lendemain de la Libération, vers 1945-1946, n’en peuvent plus de ce qu’ils ont subi durant l’occupation : les privations – de nourriture, de boissons, de distractions, de sorties ; la censure de la presse. Des musiques évocatrices d’une certaine liberté, telles que le jazz, étaient interdites ou à tout le moins déconseillées ou déconsidérées, et par les occupants, et par la police française à leurs ordres. Donc, tout cela avait déjà provoqué un mouvement, qui avait commencé vers 1941-1942 et connu son apogée en 1943-1944, avec ceux qu’on a appelés les «zazous». Les jeunes zazous aimaient bien s’habiller dans des tenues, pour l’époque, provocantes, avec des vestes longues quand la mode était courte et des cheveux longs – une longueur qui, aujourd’hui, ferait sourire mais se montrait bien réelle en ce temps-là. Et les zazous, bien entendu, aimaient le jazz, aimaient le swing et les musiques rythmées, principalement produites aux Etats- Unis, pays ennemi, et pour la plupart jouées par des noirs, donc honnies de l’occupant. Alors il en reste quelque chose quand, la paix revenue, l’envie se donne libre cours de jouer de la musique, de faire la fête, de sortir tard le soir, bref de faire tout ce qui était interdit précédemment. Et puis d’autre part, avec Jean-Paul Sartre mais aussi Simone de Beauvoir, on va voir la diffusion d’une littérature existentialiste qui intéresse beaucoup les jeunes qui se posent des questions sur leur avenir, sur le sens de la vie, surtout après ce que le monde vient de traverser. Alors on se réunit dans des cabarets, dans des caves aussi, dont les plus connues sont le Tabou et la Rose Rouge. Et c’est là que Juliette Gréco a chanté ses premières chansons bien avant d’enregistrer, trois ou quatre ans avant. Et c’est là aussi que jouait, notamment à la «trompinette», un certain Boris Vian qui deviendra lui-même un grand auteur et compositeur de chansons et un personnage important du renouveau de la chanson française, puisqu’il sera également directeur artistique chez Philips et qu’à ce titre, il aidera à faire éclore et évoluer les carrières d’autres auteurs-compositeurs et interprètes dans son sillage.
On se trouve alors dans un certain périmètre de la rive gauche de la Seine, à Paris, et la plupart des cabarets qui deviendront connus portent des noms quelque peu mystérieux ; par exemple les Assassins, sur le boulevard et juste à côté de l’église Saint-Germain-des-Prés ; le Quod Libet, qui en latin veut dire «ce qui te convient»,
«ce qui te plaît» - sorte d’écho au «fais ce que vouldras» de Rabelais, celui-là est dirigé par Francis Claude, un ami de Léo Ferré, qui va même collaborer avec lui sur quelques chansons ; on retrouvera plus tard Francis Claude quand il reprendra et relancera un autre cabaret, situé sur la rive droite celui-là, tout près de la Comédie Française : il s’appelle le Milord l’Arsouille et c’est là qu’en particulier Serge Gainsbourg fera ses débuts dans le tour de chant, après avoir été pianiste d’ambiance. Mais cela se passera bien plus tard, dans les années 1956 à 58. Pour l’heure, nous sommes entre 1946 et 1949.
Un autre personnage important, souvent oublié, c’est un monsieur qui s’appelle Stéphane Golmann. Son titre de gloire, peut-être, le plus connu, c’est d’avoir écrit la chanson « La Marie-Joseph », dont la version de référence, la plus célèbre, est celle des Frères Jacques. Vous savez, celle dont le refrain dit (chante), « Encore heureux qu’il ait fait beau/et qu’la Marie-Joseph soit un beau bateau... » eh bien, c’était Stéphane Golmann qui l’avait écrite. Il en a écrit bien d’autres et il y a eu une réédition faite au Québec, dans les récentes années, en un double CD, des œuvres de Stéphane Golmann. Petite précision : Stéphane Golmann a été, avec Jacques Douai qu’on va entendre tout à l’heure, un des tout premiers «chanteurs à guitare». C’est-à-dire un chanteur s’accompagnant lui-même à la guitare, comme c’est très banal de le faire, par exemple, aux Etats-Unis avec le folksong, le blues ou la country-music, ou en Espagne avec le flamenco, en Amérique latine aussi et dans d’autres pays pour diverses formes de chansons traditionnelles. Mais en France avant 1950, ce n’était pas du tout courant dans la chanson de variétés de s’accompagner à la guitare. Il faut le rappeler parce qu’aujourd’hui où tout le monde le fait, de Maxime Le Forestier à Francis Cabrel, on a l’impression que ça a toujours été. Mais c’était innovant en 1948-1949. Alors, j’ai choisi une chanson moins connue que « La Marie-Joseph », moins connue que « Actualités » ou que « Les Prés à Germain » qui figurent sur ce même disque – « Les Prés à Germain » en hommage à ce quartier adoré des artistes et de leur premier public. J’ai choisi une chanson très courte, créée aux alentours de 1947, une chanson loufoque dont il faut écouter attentivement le texte parce que le débit en est très rapide. Après quoi je vous dirai une petite anecdote à son sujet.
2 – «Le Cheval dans la baignoire», par Stéphane Golmann
La petite anecdote sur cette chanson et sur Stéphane Golmann, avant d’en venir à ses camarades et aux années suivantes, c’est que les chansons voyagent et souvent de manière très inattendue : Stéphane Golmann a assez tôt quitté le métier de la chanson ; il a également quitté Paris pour s’embarquer dans une carrière de diplomate et de traducteur à l’ONU. Il est allé pendant une période s’installer et travailler aux Etats-Unis, longtemps au siège de l’ONU à New York, puis à Montréal. Et c’est peut-être comme cela que ses chansons ont été connues de certains Américains ; il a sans doute continué à chanter çà et là à titre privé alors qu’il assurait sa subsistance autrement que par le métier d’artiste. J’ai dans ma collection un disque peu connu, sauf de quelques amateurs de folk américain, un 33 tours sorti en 1959 sur le label américain Veritas et intitulé Folksingers ‘round Harvard Square. C’est-à-dire les chanteurs de folk autour de l’université de Harvard, à Boston dans le Massachusetts. Parmi eux, deux inconnus qui le sont restés, Bill Wood et Ted Alevizos, et une jeune fille de dix-huit ans qui allait devenir une grande star internationale de la chanson : Joan Baez. Certaines chansons du disque étaient interprétées en duo ou en trio, d’autres en solo, et Bill Wood chantait «Le Cheval
dans la baignoire» de Stéphane Golmann, que vous venez d’entendre. Il la chantait en français mais précédée d’une introduction assez longue, dans laquelle il traduisait en américain, à peu près littéralement, ce qu’elle raconte. Comme quoi, si l’on croit toujours que les chansons américaines sont plus faciles à vendre et à faire connaître dans le reste du monde, y compris non-anglophone, eh bien parfois l’inverse se produit, et ce par un biais qui n’est absolument pas commercial, on pourrait dire une sorte de succès « underground », c’est-à-dire souterrain.
Pour poursuivre, vous me direz que «De Saint-Germain-des-Prés à la Rive Gauche», c’est soit une contradiction, soit un pléonasme puisque Saint-Germain-des-Prés est situé sur la rive gauche. Mais ce qui va se passer, c’est que le phénomène de Saint- Germain-des-Prés dès 1950, certains datent même cela dès 1948, va être récupéré et édulcoré, de manière un peu analogue à ce qui arrivera avec le phénomène hippie en Californie à partir de 1968. Le phénomène a été exploité par la presse et il a été, je dirais, dévalorisé. C’est devenu une sorte de mode, une mode qui alimentera par la suite un certain snobisme, comme celui que Serge Hureau et Polo nous ont chanté ce midi, par la plume de Boris Vian, lequel connaissait très bien la question. Ce qui se produit, c’est qu’à un moment donné, on pense qu’il va être drôle ou pittoresque d’envoyer un public plus conformiste voir comment ces choses-là se passent. On imagine qu’il va y avoir des scènes sulfureuses, peut-être des parties de jambes en l’air dans un recoin d’escalier d’une cave ; des gens qui boivent, qui fument, qui se droguent peut-être, on ne sait pas trop avec quoi ; des noirs qui jouent de la trompette ; des blancs qui jouent comme des noirs et ainsi de suite. Tout cela est assez excitant, assez pittoresque pour la presse à sensations, que ce soit France-Dimanche, Ici-Paris ou autre Noir et Blanc. Et cela ne manque pas, des producteurs de disques ou d’émissions de radio, de journaux, de films même (il y aura un film assez commercial sur Saint-Germain-des-Prés), vont enfourcher ce cheval, qui n’est pas dans la baignoire, lui, et qui n’est pas mort, qui est bien vivant et qui va leur rapporter de l’argent. Et bien sûr, chemin faisant, le phénomène va perdre de sa pertinence, de son acuité et ceux qui en ont été parmi les instigateurs (et non les «initiateurs», car ceux-là sont les gens qui pratiquent l’initiation), donc les instigateurs vont vouloir, quelque part, se retrouver entre eux et relancer la machine d’une manière qui sera plus authentique. D’où la nécessité, entre autres, de changer de lieux, de changer de têtes, bref de se réinventer et d’avoir toujours une «révolution», esthétique ou commerciale, ou les deux, d’avance. Donc, des responsables ou animateurs de cabarets vont passer d’un établissement à l’autre. Il faut rappeler aussi, très important, qu’il y avait rue Jacob, toujours à Saint-Germain- des-Prés, un cabaret qui s’appelait L’Echelle de Jacob, un des lieux, d’ailleurs, où Léo Ferré a débuté sa carrière en public à Paris. L’Echelle de Jacob, qui était tenue par une dame du nom de Suzy Lebrun, est devenue un des piliers de la chanson «Rive Gauche» alors que Saint-Germain-des-Prés était déjà un mouvement mort. Dans les années 1950, tout le «Rive Gauche» qui ne se situe plus beaucoup à Saint- Germain-des-Prés, en gros, vient de là. C’est-à-dire qu’on est passé, en partie, par les mêmes artistes qui continuent leurs carrières, ou par ceux qui les ont entendus et admirés. On va donc entendre tour à tour des artistes comme Mouloudji, ou comme Jacques Douai, qui vont fréquenter tous ces cabarets-là et qui vont, soit par leurs choix en tant qu’interprètes, leurs choix de répertoire, leurs choix d’auteurs – beaucoup sont des poètes que l’on met en musique, mais il y a aussi des chansons traditionnelles -, soit par leur style quand ils sont auteurs et compositeurs, tous ces gens-là vont contribuer à façonner ce que l’on a nommé par la suite, faute de mieux je dirais, le style «Rive Gauche». Et donc un lieu géographique en est venu à devenir
synonyme d’un genre ; un genre qui, dit-on, privilégie le texte sur la musique, au risque parfois, selon ses détracteurs d’alors ou de plus tard, de négliger la musique ou de tolérer des musiques par trop simplistes. Cela reste à discuter, mais je livre à la réflexion des choses qui ont été dites, écrites, lues, entendues au fil des ans. J’aurais tendance à dire pour ma part qu’il faut voir les choses de manière plus nuancée. Parce que, quand il y a chanson, c’est qu’il y a des paroles et de la musique. Il n’y a pas de doute : on n’a jamais eu l’idée, comme remarquait un jour Philippe Val, qui est également chanteur, et pas seulement journaliste et polémiste, de dire «je fais de la chanson à musique». Par exemple prenons Laurent Voulzy, qui est considéré comme un très bon musicien de la chanson, ce qui ne veut pas dire que ses paroles soient inintéressantes ou moins intéressantes. Mais il fait de la chanson. Donc, pourquoi faut-il que l’on ait à dire : «Je fais de la chanson à texte» ? Car s’il n’y a pas de texte, il n’y a pas de chanson. Il y a un morceau de musique. Et s’il n’y a pas de musique, il n’y a pas non plus de chanson. Il y a éventuellement un poème ou des paroles. Voilà. On tourne autour de l’idée et, au fond, ce que l’on peut dire, c’est que la chanson dite «Rive Gauche» a une certaine tenue du texte, une certaine exigence littéraire. C’est quand même vrai et je ne voudrais pas évacuer cet aspect-là de la question. Elle en est fière parfois, à tort d’ailleurs, il lui arrive de se sentir intellectuellement supérieure à la chanson dite de «variétés», oubliant par-là que la chanson populaire et de grand public a besoin, elle aussi, d’avoir d’excellents professionnels qui ne sont pas forcément des artistes «mineurs». Même si l’on pratique parfois, comme le disait Serge Gainsbourg, un art «mineur» avec la chanson. Il disait, non pas un art mineur au sens d’art moins important, moins noble ou moins estimable que les beaux-arts, mais au sens d’art qui ne nécessite pas d’initiation – à la différence, justement, des beaux-arts. C’est-à-dire qu’il n’est pas forcément nécessaire, même si nous sommes ici, qui sait, peut-être en train de prouver le contraire, d’avoir reçu une initiation pour aimer la chanson. Cela dit, ça aide, mais cela ne relève pas du tout de la même problématique que pour les beaux- arts, où il faut connaître certaines lois, certaines règles, les évolutions, les écoles, pour savoir qui les a transgressées, et pour quelles raisons, et de quelle façon, et ainsi de suite.
Donc, dans ces cabarets, vont se réunir des gens qui, presque tous, sont nés avant la guerre et qui arrivent à l’âge, disons, entre vingt ans et vingt-cinq ans, au début des années 1950. Ils vont vouloir faire partager leur écriture et souvent aussi, n’étant pas musiciens, ou plus exactement n’étant pas compositeurs, ils vont faire composer leurs musiques par d’autres. Il y a aussi des compositeurs professionnels qui viennent là pour chercher des paroliers ou des auteurs peut-être plus intéressants ou plus novateurs que ceux qu’ils ont l’habitude de rencontrer chez les grands éditeurs de musique. Donc il y a un grand brassage ; il y aura aussi une nouvelle génération de directeurs artistiques qui fréquentent tous ces cabarets et qui y viennent, évidemment, pour trouver de nouveaux artistes à signer, des carrières à développer. Il y a un nouveau métier de la chanson qui se pratique au sein de ces petites boîtes, dont je donnerai quelques autres exemples ensuite. Ce sont des salles qui, souvent, pour les plus petites, ne font pas plus de cinquante places ; et pour les plus grandes, rarement plus de cent places. Au-delà de cent places, on est déjà dans un petit théâtre. Certaines salles renommées, comme les Trois Baudets, sur la rive droite d’ailleurs celui-là, en ont autour de deux cents. Ce sont des salles largement dans l’esprit de la Rive Gauche au point de vue de leur programmation mais qui engagent des artistes ayant déjà franchi un premier pas. On peut dire que les petites boîtes de la Rive Gauche servent de laboratoires, de révélateurs pour tous ces nouveaux
chanteurs et puis parfois, pour ceux qui ne sont plus si nouveaux que cela mais qui font une petite carrière, modeste, sans avoir réussi à devenir des vedettes ni à pouvoir briguer les grandes salles, en tout cas pas en numéro un, eh bien, ça leur permet quand même de continuer leur métier et de recevoir des petits cachets avec des engagements payés mais, souvent, pas très cher.
Je vais maintenant vous faire entendre un des chanteurs ayant illustré cet esprit de la rive gauche, c’est Jacques Douai, que j’ai cité une fois déjà. De son vrai nom, il s’appelait Gaston Tranchant mais, comme il était né à Douai, cela s’est trouvé être le pseudonyme qu’il a choisi. Dans une chanson classique de son répertoire, et en disant qu’il est, après Stéphane Golmann le premier et avant Félix Leclerc, qui sera le troisième, et Georges Brassens, qui sera le quatrième, le deuxième chanteur à guitare. Car on lit souvent dans des notices biographiques écrites à la va-vite que Brassens a été «le premier chanteur à guitare» : on sait bien que ce n’est pas du tout exact. La chanson qui va suivre ressemble à une chanson du folklore d’autrefois, mais en fait elle a été écrite par Robert Marcy et par Jacques Douai. C’est donc une chanson moderne à l’époque, nouvelle, mais «à la manière de...».
3 – «File la laine», par Jacques Douai
Nous n’avons pas beaucoup de temps et donc, bien à regret, je coupe la chanson avant la fin. Ceci pour garder du temps pour vous donner à entendre d’autres exemples. Mais j’ajouterai tout de même deux ou trois choses sur Jacques Douai, c’est qu’il a également interprété des poètes mis en musique, tantôt par lui-même, tantôt par d’autres, poètes du XIXe siècle comme Verlaine ou autres plus anciens, sans oublier ceux du XXe siècle comme Robert Desnos ou Louis Aragon. Il a en outre été un des premiers à interpréter Léo Ferré. Il a, enfin, créé et dirigé pendant fort longtemps, et ce jusque dans les années 1990, un théâtre situé au Jardin d’Acclimatation, à Neuilly, la porte ouest de Paris, et baptisé le Petit Jardin. Une sorte de théâtre d’initiation pour les enfants, destiné, entre autres, à leur donner le goût de la chanson, le goût non seulement de l’écouter mais aussi de l’interpréter, pour les générations futures. Il a tenu ce théâtre à bout de bras, avec très peu d’aides et de subventions, jusqu’à ces dernières années, peu avant son décès en 2004. Il existe aujourd’hui un prix Jacques Douai et une association qui essaye de perpétuer son nom, son œuvre et surtout, à travers lui je pense, car ce n’est pas du fétichisme et ce n’est pas un fan-club, de faire comprendre qu’on peut se battre pour sa chanson, pour sa culture, pour sa langue. Et que ça passe par la transmission aux générations qui nous suivent. Ce qui n’a rien à voir avec l’acceptation ou le rejet de l’innovation, bien au contraire. C’est aussi pour aider à mieux comprendre et à mieux connaître son époque, les innovations d’aujourd’hui ou de demain, que l’on a besoin de savoir ce que les autres ont fait hier ou avant-hier.
Ceci étant dit, nous allons passer à Léo Ferré mais, sachant que Léo Ferré, tout comme Brassens, tout comme Jacques Brel, ces grands artistes ont été ou vont être largement entendus ou discutés ici, et le sont souvent à l’extérieur, j’ai choisi une chanson de Léo Ferré, pour l’instant, par Catherine Sauvage, qui a été une de ses toutes premières interprètes. Une des premières surtout à le faire connaître, dès 1953, avec « L’Homme », puis avec « Paris-Canaille », plusieurs années avant que la version de Léo Ferré soit célèbre. « Paris-Canaille » montre à la fois un style d’écriture, un style d’accompagnement et un style d’interprète.
4 – « Paris-Canaille », par Catherine Sauvage
Dans le même temps, Léo Ferré quant à lui venait d’enregistrer son premier disque chez Chant du Monde (avant de passer chez Odéon en 1955, puis chez Barclay en 1960). Léo Ferré était né à Monaco en 1916 et arrivé à Paris en 1946. Il y était venu, en tant que jeune étudiant en droit, vers les années 1936-1937, mais il n’y était pas resté. Revenu à Monaco, à Nice il avait fait des études de contrepoint et de piano. Il rêvait de devenir chef d’orchestre classique ; c’était son premier rêve avant l’écriture et avant la chanson. Et puis, petit à petit, son rêve s’est confronté à certaines réalités et je pense aussi qu’il a découvert dans la chanson un nouveau mode d’expression qui, d’une part, lui convenait très bien finalement et qui, d’autre part, lui permettrait de toucher assez tôt un plus large public. Mais il n’a jamais abandonné, comme on le saura dans la suite de sa carrière, et il ne sera pas très bien compris pour cela, son ambition et son désir de «grande musique», ni son désir d’être chef d’orchestre, en tout cas de diriger un orchestre. Mais à l’époque des débuts, justement, à Saint- Germain-des-Prés et ailleurs à Paris, quand il arrive en 1946, ce sont les vaches maigres et il va chanter, donc, aux Assassins, comme je l’ai dit tout à l’heure, au Quod Libet aussi, à l’Echelle de Jacob ; et puis, côté rive droite, dans le XVIIIe arrondissement, au Lapin Agile, où il va connaître un jeune auteur et poète, lui-même comédien et chanteur par la suite, qui s’appelle Jean-Roger Caussimon et avec lequel Léo va régulièrement collaborer. Jean-Roger Caussimon, lui aussi, chantera dans la plupart de ces cabarets parisiens dans les années 1950, il ira aussi en tournée et sera redécouvert dans les années 1970 grâce à Pierre Barouh et aux disques Saravah. Mais il n’aura pas une carrière de chanteur aussi régulière que celle de Léo Ferré dans la mesure où il s’occupera une bonne partie de son temps à sa carrière de comédien de théâtre, de cinéma et même parfois de télévision. En tout cas, c’est aussi en souvenir de cette époque de «galères», et aussi en souvenir de son premier mariage qui s’est mal terminé, parce que sa première épouse, sans doute, ne supportait plus les fins de mois difficiles, que Léo Ferré a écrit et enregistré dans son premier disque, en 1953 chez Chant du Monde, la chanson que voici :
5 – «La Vie d’artiste», par Léo Ferré
Léo Ferré, évidemment, va évoluer vers d’autres rivages si je puis dire, et d’autres rives que la gauche, d’autres villes que Paris pour finalement, dans le sillage de Georges Brassens et de Jacques Brel, faire une carrière de plus longue durée, une carrière sanctionnée par quelques succès commerciaux tels que « Avec le temps » ou « La The nana » ; chemin faisant, il aura également rencontré et chanté quelques poètes comme Aragon, qu’il a mis en musique de façon sublime ; notamment avec
« L’Affiche rouge », qui interroge l’histoire encore récente au moment – 1960 – où la chanson est créée. Il aura également mis en musique des poètes d’avant, comme Verlaine, Rimbaud, Baudelaire ou Apollinaire, d’une façon magistrale. Quant à l’auteur Ferré, il ira jusqu’à écrire des sortes de poèmes-fleuves qui ne sont plus tout à fait des chansons, de longs textes en prose ou en vers libre accompagnés au piano, ou par des orchestres entiers avec des chœurs aussi, dans les années 1970, tels que « Il n’y a plus rien ». Et ensuite, dans son exil en Toscane, du côté de Florence, il continuera cette œuvre, comme une sorte de vieux sage qui produit et qui enregistre lui-même ses disques, qui d’ailleurs dirige l’orchestre symphonique en studio pendant son propre enregistrement de la chanson, ce qui est quand même une performance technique assez rare. Ensuite, on peut dire aussi qu’il influencera une génération d’auteurs-compositeurs ayant eux-mêmes une certaine parole parfois
politique, parfois poétique, voire les deux à la fois, ayant une ambition, une exigence autre que celle du succès commercial le plus facile. Ce qui nous renvoie à la discussion de tout à l’heure sur le fait de savoir ce que c’est que la rive gauche, ou plutôt le rive gauche, tout au moins la forme artistique pratiquée par ceux qui sont partis de la rive gauche, soit pour y avoir eux-mêmes chanté, soit pour s’en être inspirés.
Après Léo Ferré, bien d’autres arriveront, et notamment plusieurs grandes dames de la chanson. Tout à l’heure, on a évoqué Barbara. Je ne le ferai pas plus ici et maintenant sauf, quand même, pour dire que Barbara doit une partie de ses débuts, c’est-à-dire la possibilité de se constituer un public de fidèles qui la connaissaient bien avant qu’elle ne soit célèbre, et aussi celle d’apprendre son métier «sur le tas», devant un public relativement restreint parce que, en quelque sorte, c’est là qu’on ne peut pas tricher, que les artifices sont peu nombreux. Quand vous êtes devant cinquante personnes, les qualités doivent transparaître mais les défauts se voient très vite aussi. Vous n’avez pas toute une machinerie autour de vous, des jeux de projecteurs, une sono et vous êtes tout de suite plus vu, plus pris en défaut qu’en présence de deux mille personnes. Ce qui ne veut pas dire que ce soit plus facile devant deux mille personnes. Mai je dirai que c’est l’apprentissage du métier et qu’il faut commencer par gravir les échelons. Eh bien, tout cela, Barbara l’a fait à l’Ecluse, qui était un des cabarets de référence dans les années 50, 60, 70 et qui ensuite s’est arrêté. Il avait fait faillite, comme beaucoup d’entre eux parce que les temps avaient changé, les impôts, les charges avaient augmenté ; et puis les goûts du public en matière de sorties, de loisirs avaient évolué. Donc, à partir des années 1968-70, on avait un phénomène d’un public pour ce type de spectacle, pour ce type de chanson, qui avait décliné tandis que les frais avaient augmenté. En tout cas, Barbara a été l’un des artistes de base de l’Ecluse. L’Ecluse se trouvait quai Saint-Michel, presque en face de Notre-Dame pour ceux qui connaissent Paris, ou qui iront. Elle n’existe plus en tant que telle mais le lieu existe encore sous la forme d’un bar à vins, qui a gardé le nom mais qui fait partie d’une chaîne ; le bar à vins, le bistrot d’autrefois, mais reconstitué. Il existe un excellent livre, L’Ecluse – Histoire d’un cabaret écrit par Marc Chevalier, du duo Marc et André, dans les années 50, 60. Marc Chevalier, lui- même chanteur, était en même temps l’un des animateurs de l’Ecluse. Il est donc particulièrement bien placé pour raconter cette histoire. L’Ecluse disposait d’environ quatre-vingts places et, quand vous aviez quatre-vingts personnes qui vous applaudissaient, c’était très chaud parce que la salle était bourrée.
Autre endroit de référence de ces années-là, la Colombe, située dans une petite rue de l’Ile de la Cité, derrière Notre-Dame, qui était dirigée par un monsieur qui s’appelle Michel Valette. Un vrai amoureux de la chanson, tout comme Marc Chevalier, tout comme Maurice Alezra, le directeur de la Vieille Grille, dont il faudrait parler aussi. Tous ces gens-là ont servi la cause de la chanson, sans être forcément très connus du public. Parce qu’ils se «coltinaient», ce qui n’était pas toujours facile - il fallait être prêt à donner beaucoup de soi-même et à prendre des risques financiers -, toutes les tâches d’organisation dans des conditions le plus souvent précaires. Les artistes qui se produisaient dans ces cabarets-là, disons, dans les années 1955 à 60 environ, recevaient, pour trois ou quatre chansons, des cachets de l’ordre de 500 francs anciens, à une époque où une 4 CV Renault coûtait à peu près 400.000 francs, un paquet de Gauloises à peu près soixante-quinze francs et une baguette de pain coûtait vingt-six à vingt-huit francs. Souvenirs d’enfance. Ceci pour dire aux plus jeunes d’entre vous, voilà ce que représentait le gain d’un artiste qui faisait de la scène dans ces années-là. Tout au moins quand ils n’étaient pas encore devenus
vedettes – car dans ce cas-là, on pouvait prétendre à un cachet plus élevé. Quand ils n’étaient pas encore devenus vedettes, il leur fallait enchaîner trois, quatre ou cinq passages dans des cabarets différents, la chose étant facilitée par le fait que tous se situaient plus ou moins dans le même quartier. Donc, en gros, le chanteur convenait avec la Colombe qu’il allait faire quatre chansons à neuf heures dix, ensuite avec l’Ecluse qu’il allait en faire quatre autres à neuf heures cinquante, et pour terminer avec la Contrescarpe où il allait en faire quatre autres à onze heure moins le quart, enfin vous voyez le tableau. Moyennant quoi on arrivait à peu près à flot mais, souvent, il fallait venir à pied ou à vélo car, si vous preniez le taxi pour passer d’un cabaret à l’autre, en gros vous mangiez le cachet de ce que vous veniez de chanter. Donc la vie n’était pas facile pour les chanteurs mais elle ne l’était pas non plus pour les directeurs de salles, qui ont été souvent taxés d’être plus ou moins des négriers ou des exploiteurs, mais qui, souvent, faisaient ce qu’ils pouvaient avec très peu de moyens. Voilà. Je vais vous laisser avec, peut-être, une autre chanson car je vois que l’heure tourne, avec une autre grande dame que Barbara, qui a l’avantage d’être encore parmi nous. Anne Sylvestre qui, en 1959 -1960, se produisait à la Colombe, avec une de ses premières chansons, qui fait allusion à la Guerre d’Algérie, à travers un mari absent.
6 – «Mon mari est parti», par Anne Sylvestre
Je suis un peu désolé de devoir couper la parole de ces gens mais je ne voudrais pas terminer sans avoir évoqué les années qui ont suivi, ce qui est considéré comme, peut-être, la dernière période de la rive gauche, avec un groupe de jeunes auteurs-compositeurs et poètes, qui se réunissaient à partir des années 1967, 68, autour d’un autre cabaret de la rive gauche, le Navigator, près du Panthéon, donc dans le haut du Quartier latin. Ils chantaient, aussi, souvent à la Contrescarpe et au Cheval d’Or et ils s’appelaient Jacques Bertin, Jean-Max Brua, Gilles Elbaz, Jean- Luc Juvin et Jean Vasca. C’étaient des gens très politisés, à gauche bien sûr – selon les individus, entre socialisme, anarchisme et communisme. Ils avaient donc des engueulades politiques tout autant qu’artistiques et esthétiques. Jean-Max Brua et Jean-Luc Juvin nous ont quittés, hélas. En cherchant bien, on peut trouver leurs très beaux disques. Jacques Bertin, Gilles Elbaz et Jean Vasca, heureusement, sont encore parmi nous. Dans cette période des années 70, la rive gauche va s’éteindre, mais elle a encore de beaux restes et elle aura encore une influence sur ce qui suivra dans la chanson. Donc, très vite, une chanson que je trouve sublime et emblématique de la période ; je m’excuse pour les 1’57’’ que cela va prendre mais je pense que vous n’allez pas le regretter. La chanson a été créée vers 1975-1976 mais cet enregistrement en public, lui, est très récent.
7 – «Trois bouquets», par Jacques Bertin
Ajouts à la bibliographie.
Deux ouvrages en relation directe avec cette histoire :
1/ «La Chanson de Paris», par Jean Lapierre – préface de Georges Moustaki ; Aumage Editions, collection «L’Air des Chants», 2005
2/ «Le cabaret ‘’rive gauche’’ – de la Rose Rouge au Bateau Ivre (1946-1974), par Gilles Schlesser – préface de Claude Villers ; éditions L’Archipel, 2006
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Re: CABARETS "RIVE GAUCHE" , "CAVES A CHANSONS" et autres Cabarets

Message par ddchampo le Mer 27 Jan - 18:08



Dernière édition par ddchampo le Mer 3 Fév - 20:13, édité 1 fois
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Re: CABARETS "RIVE GAUCHE" , "CAVES A CHANSONS" et autres Cabarets

Message par ddchampo le Ven 29 Jan - 10:31

théâtre de "L'ABSURDE"
L'AMIRAL
Club de l'Arlequin - rue du Four
Le Cabaret D’Art et D’Essai
l'AS DE COEUR
les ASSASSINS - rue Jacob
Le BAR VERT- rue Jacob
Le Bateau Ivre
BOEUF SUR LE TOIT (L'OEIL DE BOEUF)
la BRETELLE OBJECTIVE
la BROCANTE
Le bus
Caveau de la Terreur , futur Caveau de la Huchette
CENTRAL DE LA CHANSON, ex CLUB DES CINQ
La Chanson Galande - rue Galande
Le Cheval d'Or
Chez Agnès CAPRI
Chez Bernadette
"chez Chaussures"
CHEZ ELLE
Chez Georges ("le comptoir des canettes" = "L' Epicerie") - rue des Canettes
CHEZ GILLES
CHEZ MA COUSINE
CHEZ MOINEAU - rue Guénégaud
Chez Papille - rue St Severin
CHEZ PATACHOU
CHEZ POMME
CHEZ RENEE BELL
CHEZ SOLANGE
Chez Ubu
COLLEGE INN - rue Vavin
La Colombe - rue de la Colombe
La Contrescarpe
Le Discophage
DRAP D'OR
l'ECHANSON
L'Échelle de Jacob- rue Jacob
L'ECLUSE - rue des Grands-Augustins
l'Ecole Buissonnière
Théâtre de l'Epée de bois
THEATRE DE L'ETOILE
La Fontaine des Quatre-Saisons - rue de Grenelle
Les Frondeurs
La Galerie 55 - rue de Seine
Le Gerpil
GIPSY'S (LES FOLIES FURIEUSES, L'ARCHE DE NOE, LE POTOFOU, LA ROSE NOIRE) - rue Cujas
La Grande Séverine - rue St Séverin
La Grange au Bouc
La Grignotière - rue Mazarine
Le Caveau de la Huchette - 5 rue de la Huchette
LA LANTERNE
le LAPIN AGILE
LIBERTY'S (dit "CHEZ TONTON")
Le Club des Lorientais - rue des Carmes
La Maison pour tous (ou Théâtre Mouffetard)
le Maravedi
le MEPHISTO - boulevard St Germain
La Méthode
MILORD L'ARSOUILLE
Le Navigator
les NOCTAMBULES - rue Champollion
Le Pétrin
Le Petit Pont - rue du Petit-Pont
le PLANCHER DES VACHES
Club plein vent
POINT DU JOUR
La Polka des Mandibules - rue des Canettes
Le Port du Salut - rue St Jacques
QUOD LIBET - rue du Pré-aux-Clercs
Le Rancho Guarani
La Reine Blanche
ROSE ROUGE - rue de la Harpe, puis rue de Rennes
La Rôtisserie de l'Abbaye
CLUB SAINT-GERMAIN - rue St Benoit
le SAINT- YVES - rue de l'Université
LE TABOU - rue Dauphine
La Tête de l'Art
Le Tire-bouchon
LA TOMATE
Le Tripot
le Troglodyte (théâtre Le Petit Mouffetard)
les TROIS BAUDETS
les TROIS MAILLETZ - rue Galande
le TROU
La Vieille Grille
LA VIE PARISIENNE
CLUB DU VIEUX COLOMBIER - rue du Vieux-Colombier
LA VILLA D'ESTE
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Re: CABARETS "RIVE GAUCHE" , "CAVES A CHANSONS" et autres Cabarets

Message par ddchampo le Lun 1 Fév - 11:10

Les cabarets "rive-gauche" du quartier Mouffetard dans la décennie 1970
Contribution à une histoire

par Jacques Bertin


Afin de promouvoir la connaissance d’une aventure artistique unique, nous publions ici une ébauche de recherche sur les cabarets de chanson dans un quartier de Paris, le quartier Mouffetard, dans les années 70.

Venant après la période d’après guerre, dite de Saint-Germain-des-Prés ou encore de la Rive gauche,
cette période se termine, au long des années 80 en gros avec le succès du rock, la victoire du show business sur toute contestation, les changements dans l’action culturelle et socio-éducative, et l’abandon définitif par les pouvoirs publics français de toute tentative d’action volontariste dans le domaine de la chanson.

La période précédente, celle de la Rive-gauche, a été relatée, quoique partiellement et superficiellement, et toujours d’un point de vue événementiel. L’étude artistique, économique, sociologique reste à faire ; mais tant que la chanson française sera considérée comme rien par les chercheurs, il est vain d’attendre.

Cette période s’ouvre au milieu des années soixante. On voit fleurir les cabarets. Nous nous concentrerons ici sur un quartier : celui de la Contrescarpe. Notre enquête – imparfaite et parcellaire – relève, dans la rue Mouffetard, la rue Descartes, la rue de la Montagne Sainte-Geneviève et les alentours, au moins 17 lieux de spectacles. C’est un chiffre énorme. Et, bien sûr, historiquement rare. A lui seul, il incite à l’intérêt.

Certains de ces cabarets sont un peu plus anciens, comme le Cheval d’or ou la Contrescarpe. La Maison pour tous, elle, est presque centenaire. D’autres lieux seront éphémères. Tous ensemble ils témoignent. Nous appelons nos lecteurs à… témoigner à leur tour, afin que ces faits ne tombent pas dans l’oubli, ou dans la déformation légendée. La chanson est un art méprisé ; elle n’a pas de légitimité culturelle, et donc universitaire. « L’étude d’un sujet discriminé est discriminée » dit Edgar Morin. Il nous faut donc, public, nous emparer des sujets « discriminés », avant qu’il ne soit trop tard. Nous substituer à la recherche officielle, afin, peut-être de la motiver… Grâce à l’outil Internet, on peut, en ce moment, publier en passant par dessus les milieux de l’Université et de l’édition traditionnelle et, ainsi, rencontrer le public. Ce peut être une façon de se saisir de la recherche.

Nous nous excusons de ne présenter ici que des bribes. Nous comptons sur notre public, nos lecteurs, les témoins de l’époque, les artistes eux-mêmes, pour nous apporter les informations complémentaires et tous les correctifs nécessaires.

Le regroupement de ces cabarets autour de l’axe de la rue Mouffetard ne fut pas l’effet d’un complot. Nous tentons, en quelques lignes en fin de texte, de donner une explication à ce phénomène qui n’est pourtant pas tout-à-fait le fruit du hasard.

Nous avons porté sur un plan du quartier, et numérotés de 1 à 17, une liste de lieux. Quelques informations suivent l’énoncé de chaque enseigne. Nous pensons que le futur nous permettra de combler les manques et corriger les erreurs.



1) Le port du Salut. Tenu par Jacques Massebeuf.
Robert Nyel, Les Enfants terribles, les Frères Jolivet, Ferrat, Fanon, Yvan Labéjof, Pierre Doris...
2) Le Navigator, crèperie : Lieu de rendez-vous nocturne de nombreux artistes. Tenu par Michèle Baylet et Christian Renaud. Eve Grilliquez y enregistrait Libre Parcours, son émission radio. Dans la même rue, quelques années avant avait existé la Chanson Galande, cabaret tenu par Jacqueline Dorian.
3) Le Discophage : Boite sud-américaine. Bernard Lavilliers y chantait.
4) La Méthode. Jean-Luc Juvin et Coluche y firent le service. Lavilliers y chantait...
5) Le Bateau Ivre. Tenu par Pol Serge, lui-même ACI.
David et Dominique, Didier Kaminka, Jacques Bertin, Jacques Doyen, Jo Schmelzer, Jean Vasca, Francisco Montaner...
6) Le Cheval d'or : Tenu par Léon Tcherniak.
Suc et Serre, Roger Riffard, Bobby Lapointe, Anne Sylvestre, Annie Collette, Ricet-Barrier, Richard de Bordeaux et Daniel Berretta, etc... L’ouvrage Le cabaret théâtre 1945-1965 (Geneviève Latour, Bibliothèque historique de la ville de Paris, 1996) donne le lieu comme « disparu dans la tourmente de mai 68 ».
7) Le Rancho Guarani : Les Guaranis.
Cool La Contrescarpe. Tenu par Arlette Reinerg. De 1955 au début des années 70.
Christine Sèvres, Bernard Haillant, Jacques Marchais, Anne Sylvestre, Paul Barrault, Angelo Bardi, Colette Magny...
9) Le bus : un bus-théâtre (33 places assises), ancien bus roulant dans la France et qui termina là sa carrière, dirigé par Jack Messi.
Il avait accueilli Félix Leclerc, Claude Vinci, les Quatre Barbus, Raymond Devos, Claude Nougaro et des débats sur la chanson française animés par Georges Bilbille et Henri Gougaud. Dans le giron de la MPT-Mouffetard.
10) Maison Pour Tous ou Théâtre Mouffetard : le centre du quartier. Lieu d’animation depuis le début du siècle (Université populaire, etc…) L’un des Quatre Barbus, Pierre Jamet, était monté sur la scène de la Mouffe, alors qu’à huit ans, il était louveteau. Les Barbus ont répété plus de dix ans au cinquième étage de la Maison pour tous. En 1956 fut créée dans le cadre de la MPT, l’école de la chanson de Solange Demolière. On y trouva : Frida Boccara, Jean Vasca, Bernard Stéphane, Claude Vinci, etc. Les « Samedis de la mouffe » (chanson et poésie) furent organisés une fois par mois, de 1948 à 1975 dans la salle (160 places au moins…) de la MPT.
On put y applaudir (entre autres) : Pia Colombo, Paul Barrault, Joêl Holmès, Catherine Sauvage, Simone Bartel, les 4 Barbus, Colette Chevrot, Beck et Marino, Cyril Dives, Fernand Raynaud, Jacques Brel, Pauline Julien, Georges Brassens, Luce Klein, René-Louis Lafforgue, François Deguelt, Bernard Haller, Anne Sylvestre, Yves Joly, Jean Ferrat, Barbara, Raymond Devos (qui fut un pilier du théâtre Mouffetard à ses débuts), etc. Le poète Maurice Fombeure fit même le présentateur… Il faut ajouter que la MPT était souvent louée pour des spectacles (Jacques Bertin, par exemple…)
11-12-13) Presque côte à côte, dans des caves, et lancé dans le giron de la MPT : Le Cabaret d'art et d'Essai (lancé par Christian Stalla du duo Michèle et Christian ; y passèrent notamment : Coluche, Alain Souchon…), le Troglodyte (théâtre Le Petit Mouffetard, puis Troglodyte -coin rue Ortolan, cave voutée du XIIIème- dirigé par Chantal Werner et Henri Gilabert ; parmi les premiers spectacles présentés : Higelin, Fontaine et Areski), Le Pétrin (cabaret associatif réunissant une soixantaine d’artistes, lancé par la MPT et dirigé par Gilles Naudin et Jack Messy puis Alain Combes ; dans la cave d’une maison en ruine -un immense pétrin au rez-de-chaussée, impossible de le sortir- : France Léa, Gilles Elbaz, Germinal, Gilles Servat, Julien Barrias, Denis Wetterwald, Patrick Denis, Jo Schmelzer, Gilbert Sagel, Daniel Clark, Pierre Trapet, Henri Dès, Jean Vasca, Jean Sommer, Bernard Lavilliers, Francine Reeves, Hubert-Félix Thiéfaine, Jean-Louis Caillat, le Théâtre à bretelles, Theophile, Marianne Sergent, Gérard Pierron, Douby, Henri Guybet, Djamel Allam, Jacques Doyen, Ben Zimet, Jacques Barthes, Paul-André Maby, Bernard Meulien…)
14) Le Tripot. Lancé par Corine Léonet, Stephan Meldegg et Gérard Le Cardinal. 20 places dans la cave. Jean Vasca, Jacques Bertin...
15) Théâtre de l'Epée de bois. Théâtre. Lancé sur un terrain vague par la MPT.
16) La Vieille Grille. Tenu par Maurice Alezra. Jacques Higelin, Daniel Lalou, Ben Zimet...
17) L'Ecole buissonnière (10 rue de L’arbalète). Cabaret lancé par René-Louis Lafforgue, et dirigé, après sa mort, par sa veuve Claudie. Guy Bedos, Paul Préboist, Pierre Louki, Maurice Fanon, Christine Sèvres, Béatrice Arnac...

Il peut être ajouté qu'en face du Bateau Ivre, on chanta quelques jours dans la cave d'un marchand de chaussures. "Je passe chez Chaussures", disait le chanteur Germinal. Et on chantait dans certains restaurants du quartier. Citons le Maravedi, place Sainte-Geneviève, où la chanteuse Mara accueillait entre autres Francisco Montaner, Colette Magny, Francine Reeves. A côté du Bateau Ivre, l'Académie de guitare publiait une revue sur la guitare et la chanson, et décernait un prix annuel. Dans son Club plein vent chantaient Jean Vasca, Francisco Montaner.


Pourquoi dans ce quartier ? De tout temps, le quartier Mouffetard fut un quartier de pauvres, d'aventuriers et d'artistes. Le place de la Contrescarpe était, comme celle de l'Estrapade, juste au delà du rempart de Philippe-Auguste. La « porte Bordelle » ouvrait sur la rue Mouffetard. Mais le sud de la Montagne Sainte-Geneviève se caractérise aussi par sa proximité avec les universités, donc les éditeurs. Et les palais de la République (le Sénat, l'Assemblée nationale). Ainsi, la canaille voisine les bourgeois. Un académicien, un professeur de la Sorbonne, peuvent rencontrer des poètes ratés (comme Verlaine) ou des écrivains pauvres (comme Hemingway) ou de simples étudiants fauchés. Au début du XXème siècle, la Maison pour tous de la rue Mouffetard (fin du XVème siècle) fut un lieu associatif militant contre la misère physique (hygiène et santé des enfants) et morale (par la culture, notamment une Université populaire). Cette Maison devint après la guerre, sous la direction (1948-1978) très active de Georges Bilbille, un foyer d’action culturelle, et est à l’origine de l’éclosion de la chanson dans le quartier (Une histoire de théâtre, 1948-1978, du côté de Mouffetard, Georges Bilbille, Editions Alzieu, Grenoble, 2003). Dans les années soixante, le quartier reste très prolétarien (notamment algérien). La qualité médiocre de l’immobilier favorise l’installation d’artistes pauvres, et l’ouverture de cabarets. Après la période 60-70, la nouvelle bourgeoisie intellectuelle investira ce trésor miraculeusement préservé pour en faire un des centres chics de Paris. Désormais trop cher pour les artistes...


Pourquoi cette génération ? Les artistes ne sortent pas du sol par l’opération du Saint-Esprit. Ceux-là furent le produit de l’évolution de la société : davantage de scolarisation, amélioration du niveau de vie des classes populaires, accession à la consommation culturelle, et individualisation des goûts (microsillon, radio portative, livres à bon marché). La satisfaction des besoins primaires (manger, se vêtir…) étant assurée, il est raisonnable de prendre des risques pour devenir artiste, sans être forcément un aventurier. Dans l’ouverture à la culture, il faut évidemment dire l’importance des mouvements de jeunesse et d’Education populaire, l’apparition de lieux de spectacle échappant aux critères de la rentabilité commerciale : après les « patros », les MJC, les Maisons de la culture etc (du scoutisme à Jean Vilar)… Il est à noter qu’à cette époque, la chanson prend le pas de façon fulgurante sur la poésie livresque. Celle-ci aurait pu en bénéficier, mais l’action destructrice des poètes les fit passer à côté de cette chance historique. Il faut ajouter le mépris de l’intelligentsia pour la chanson (c’est à dire pour le peuple). La poésie aurait pu avoir un public énorme, mais on la laissa s’autodétruire. Et la chanson fut offerte à l’industrie. L’histoire de ces lieux et de cette génération de chanteurs est à faire, elle n’a pas été commencée.
Jacques Bertin.

Remerciements à Francine Reeves, à Montréal, pour sa contribution.
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Re: CABARETS "RIVE GAUCHE" , "CAVES A CHANSONS" et autres Cabarets

Message par ddchampo le Mer 3 Fév - 9:41

★..♩.♬´ - RIVE GAUCHE - ★..♩.♬´


*** QUARTIER ST GERMAIN DES PRES / ST MICHEL / ILE DE LA CITE

- Cabaret "Le Quod Libet" / 3 Rue du Pré aux Clercs, 75007 Paris
- Cabaret "Le Saint-Yves" / 4 Rue de l'Université, 75007 Paris
- Cabaret "Le Don Camillo" / 10 Rue des Saints-Pères, 75007 Paris
- Cabaret "La Fontaine des Quatre Saisons" / 59 Rue de Grenelle, 75007 Paris
- Cabaret "La Rose Rouge" (2) / 76 Rue de Rennes, 75006 Paris
- Cabaret "La Belle Epoque" / 21 Rue du Vieux Colombier, 75006 Paris
- Club du Vieux Colombier / 21 Rue du Vieux Colombier, 75006 Paris
- Cabaret "Le Sabot" / 2 Rue du Sabot, 75006 Paris
- Club Saint-Germain / 13 Rue Saint-Benoît, 75006 Paris
- Cabaret "Les Assassins" / 40 Rue Jacob, 75006 Paris
- Cabaret "L'Echelle de Jacob" / 12 Rue Jacob, 75006 Paris
- Le Bar Vert / 10 Rue Jacob, 75006 Paris
- Cabaret "Le Village" / 7 Rue Gozlin, 75006 Paris
- Cabaret " Chez Georges" (ou "le comptoir des canettes" ou "L' Epicerie") / 11 Rue des Canettes, 75006 Paris
- Cabaret "Le Tobago-Circus" / Rue Guisarde, 75006 Paris
- Cabaret "La Polka des Mandibules" / 26 Rue des Canettes, 75006 Paris
- Cabaret "Le Prélude" / 9 Rue Guisarde, 75006 Paris
- Cabaret "La Rôtisserie de l'abbaye" / 22 Rue Jacob, 75006 Paris
- Cabaret "L'Arlequin" / 1 Rue du Four, 75006 Paris
- Cabaret "Galerie 55" / 55 Rue de Seine, 75006 Paris
- Cabaret "Le Méphisto"/ 146 Boulevard Saint-Germain, 75006
- Cabaret "Le Riverside" / 7 Rue Grégoire de Tours, 75006 Paris
- Cabaret "La Boîte à Chansons" / 3 Rue Grégoire de Tours, 75006 Paris
- Cabaret "L'Etable" / Carrefour de l'Odéon, 75006 Paris
- Cabaret "A la romance" / 11 Rue Monsieur le Prince, 75006 Paris
- Cabaret "L'Escale" / 15 Rue Monsieur le Prince, 75006 Paris
- Cabaret " La Grignotière / 29 Rue Mazarine, 75006 Paris
- Cabaret "Chez Moineau" / 10 Rue Guénégaud, 75006 Paris
- Cabaret "Le Diable à quatre" / 18 Rue Dauphine, 75006 Paris
- Cabaret "Le Peau de Vache" / 21 Rue Dauphine, 75006 Paris
- Cave "Le Tabou" / 33 Rue Dauphine, 75006 Paris
- Cabaret "Le Wagon" (ex L'Aligot) / 43 Rue Dauphine, 75006 Paris
- Cabaret "Le Bateau Ivre" (1) / 3 Place de l'Odéon, 75006 Paris
- Le Caveau de la Bolée / 25 Rue de l'Hirondelle, 75006 Paris
- Cabaret "L'Écluse" / 15 Quai des Grands Augustins - 75006 Paris
- Cabaret "Le Scandia Club" / 13 Rue Gay-Lussac, 75005 Paris
- Cabaret "Le Port du Salut" / angle de la rue Saint-Jacques et de la rue des Fossés-Saint-Jacques - 75005 Paris
- Cabaret "L'Arche de Noë" / 20 Rue Cujas, 75005 Paris
- Cabaret " Le Gipsy's" / 20 Rue Cujas, 75005 Paris
- Cabaret "Le Villon" / 47 Boulevard Saint-Michel, 75005 Paris
- Cabaret "Le Latin" / 9 Rue Champollion, 75005 Paris
- Cabaret des "Noctambules / 9 Rue Champollion, 75005 Paris
- Cabaret "Le Trou" / 9 Rue Champollion, 75005 Paris
- Cabaret "Le Niox" / 9 Rue Champollion, 75005 Paris
- Cabaret "Le Champo" / 51 Rue des Écoles, 75005 Paris
- Cabaret "Le Roméo" / 71 Boulevard Saint-Germain, 75005 Paris
- Cabaret "La Rose Rouge" / 53 Rue de la Harpe, 75005 Paris
- Cabaret "La Grande Séverine" / 7 Rue Saint-Séverin, 75005 Paris
- Cabaret "Chez Papille" / 14 Rue Saint-Séverin, 75005 Paris
- Théâtre de la Huchette / 23 Rue de la Huchette, 75005 Paris
- Cabaret "Le Bidule" / 10 Rue de la Huchette, 75005 Paris
- Caveau de la Terreur , futur Caveau de la Huchette / 5 Rue de la Huchette, 75005 Paris
- Cabaret "Le Petit Pont" / 1 Rue du Petit Pont, 75005 Paris
- Cabaret "Le Puits sans vin" / 13 Rue du Petit Pont, 75005 Paris
- Cabaret "Les Trois Mailletz" / 56 Rue Galande, 75005 Paris
- Caveau des Oubliettes / 52 Rue Galande, 75005 Paris
- Cabaret "La Chanson Galande" / 65 bis Rue Galande, 75005 Paris
- Cabaret "La Colombe" / 4 Rue de la Colombe, 75004 Paris
- Cabaret "La Mercerie" (Chez Murielle Dartys) / 21 Rue Frédéric Sauton, 75005 Paris, France



*** QUARTIER CONTRESCARPE / MOUFFETARD / SAINTE-GENEVIEVE / MUTUALITE

- Cabaret "Gargamelle" / 19 Rue Cochin, 75005 Paris
- Cabaret "Chez Bernadette" / 16 Rue des Bernardins, 75005 Paris
- Cabaret "Le Cafard Joyeux" / 21 Rue Frédéric Sauton, 75005 Paris
- Cabaret "Le Carcanousse" / 1 Rue des Carmes, 75005 Paris
- Club des Lorientais / Rue des Carmes, 75005 Paris
- Cabaret "La Puce" / 24 Rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris
- Cabaret "La Montagne" / 46 Rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris
- Cabaret "La Méthode" / 2 Rue Descartes, 75005 Paris
- Cabaret "Le Pénitencier" / 59 Rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris
- Cabaret "Le Cheval d'Or" / 33 Rue Descartes, 75005 Paris
- Cabaret "Le Bateau Ivre" (2) / 40 Rue Descartes, 75005 Paris
- Cabaret "Le Club Plein Vent" / 42 Rue Descartes, 75005 Paris
- Cabaret "La Contrescarpe" / 6 Place de la Contrescarpe, 75005 Paris
- Cabaret "Le Bus" / Rue Mouffetard, 75005 Paris
- Cabaret "Le Troglodyte" / Rue Mouffetard, 75005 Paris
- Maison Pour Tous (MPT), "La Mouffe" / 76 Rue Mouffetard, 75005 Paris
- Cabaret "d'Art et d'Essai" / 66 Rue Mouffetard, 75005 Paris
- Cabaret "Le Pétrin" / 86 Rue Mouffetard, 75005 Paris
- Cabaret "Chez Solange" / Rue Tournefort, 75005 Paris
- Cabaret "L'Ecole Buissonnière / 10 Rue de l'Arbalète, 75005 Paris
- Cabaret "La Vieille Grille / 1 Rue du Puits de l'Ermite, 75005 Paris
- Cabaret "Le Tripot" / Rue de Quatrefages, 75005 Paris

*** QUARTIER MONTPARNASSE

- Cabaret "Le Canadian's Club" / 171 Rue du Château, 75014 Paris
- Cabaret "Le Hootenany" (dans le Centre culturel américain) / 261 Boulevard Raspail, 75014 Paris
- La Closerie des Lilas / 171 Boulevard du Montparnasse, 75006 Paris
- Cabaret "Le Soleil de minuit" / 142 Boulevard du Montparnasse, 75014 Paris
- Cabaret "Le Schubert" / 132 Boulevard du Montparnasse, 75014 Paris
- Cabaret "Stage B" / 124 Boulevard du Montparnasse, 75014 Paris
- Cabaret "Le Jockey" / 127 Boulevard du Montparnasse, 75006 Paris
- Cabaret "La Cigogne" / 27 Rue Bréa, 75006 Paris
- Cabaret "La Boule Blanche" / 33 Rue Vavin, 75006 Paris
- Cabaret "Le Collège Inn" / 28 Rue Vavin, 75006 Paris
- Cabaret "L'Elephant Blanc" (ex "Le Poisson d'Or") / 24 Rue Vavin, 75006 Paris
- Cabaret "L'Atlantide" / 9 Rue Delambre, 75014 Paris
- Cabaret "Le Parnasse" / 9 Rue Delambre, 75014 Paris
- Cabaret des "Fleurs" / 47 Rue du Montparnasse, 75014 Paris
- Cabaret "La Brocante" / Rue du Montparnasse, 75006 Paris
- Cabaret "Le Singe" / 60 Boulevard Edgar Quinet, 75015 Paris
- Cabaret "L'Ange Bleu" / 60 Boulevard Edgar Quinet, 75015 Paris
- Cabaret "Ali Baba" (ex Les Clochards) / 35 Rue du Départ, 75014 Paris
- Cabaret "Le 14 Juillet" / 21 Boulevard du Montparnasse, 75006 Paris
- Cabaret "La Cave à Moustache" / 40 Avenue Duquesne, 75007 Paris
- Cabaret "L'Elan noir" / 124 Boulevard du Montparnasse, 75014 Paris
- Cabaret "Le Bidon" / 21 Boulevard du Montparnasse, 75006 Paris
- Cabaret "La Villa" / 27 Rue Bréa, 75006 Paris


★..♩.♬´ - RIVE DROITE - ★..♩.♬´


*** QUARTIER MONTMARTRE - PIGALLE - CLICHY

- Cabaret "Chez Lucienne Boyer" / 41 Avenue Junot, 75018 Paris
- Cabaret "Chez Pomme" / 86 bis Rue Lepic, 75018 Paris
- Cabaret " Le Lapin Agile" / 22 Rue des Saules, 75018 Paris
- Cabaret "Chez Ubu (Chez Monique Morelli)" / 23 Rue du Chevalier de la Barre, 75018 Paris
- Cabaret "La Grange au Bouc" / 42 Rue du Chevalier de la Barre, 75018 Paris
- Cabaret "Chez Mimiche" / 48 Rue du Chevalier de la Barre, 75018 Paris
- Cabaret "Chez Patachou" / 13 Rue du Mont Cenis, 75018 Paris
- Cabaret "La Taverne d'Attilio" / c/o Le Pichet du Tertre - 10 Rue Norvins, 75018 Paris
- Cabaret "Le Poulailler" / Place du Tertre, 75018 Paris
- Cabaret "Chez Plumeau" / 7 Place du Tertre, 75018 Paris
- Cabaret "Le Gerpil" / Rue Germain Pilon, 75018 Paris
- Cabaret des "Truands" (futur "Théâtre des Deux Anes) / 100 Boulevard de Clichy, 75018 Paris
- Cabaret "Le Liberty's / Chez Tonton" / 4 Place Blanche, 75009 Paris
- Cabaret "Aux Trois Baudets" / 2 Rue Coustou, 75018 Paris
- Cabaret " La Cabane cubaine" / 42 Rue Pierre Fontaine, 75009 Paris
- Cabaret "Le Habanera" / 40 Rue Pierre Fontaine, 75009 Paris
- Cabaret "Chez Maya" / 32 Rue Pierre Fontaine, 75009 Paris
- Cabaret "L'Indifférent" / Rue Pierre Fontaine, 75009 Paris
- Cabaret "Chez Florence" / 61 Rue Blanche, 75009 Paris
- Cabaret "Le Don Juan" / 11 Rue Fromentin, 75009 Paris
- Cabaret "Le Troubadour" / 7 Rue Fromentin, 75009 Paris
- Cabaret "Le Roy Lyre" / 61 Rue Rodier, 75009 Paris
- Cabaret" La Faridondaine" / 51 Avenue Trudaine, 75009 Paris
- Cabaret "L'Abbaye de Thélème" / 1 Place Pigalle, 75009 Paris
- Cabaret "Le Venise" / 12 Rue Frochot, 75009 Paris
- Cabaret " La Chauve-Souris / 29 Rue Henry Monnier, 75009 Paris
- Cabaret "L'Ange rouge" / 6 Rue Pierre Fontaine, 75009 Paris
- Cabaret "La Silhouette" / 58 Rue Notre Dame de Lorette, 75009 Paris
- Cabaret "Le Fiacre" / 46 Rue Notre Dame de Lorette, 75009 Paris
- Cabaret "La Bagatelle" / 20 Rue de Clichy, 75009 Paris
- Cabaret "Chez Ma Cousine" / 12 Rue Norvins, 75018 Paris, France
- Cabaret "Le Tire-Bouchon" (Chez Valbert et Karambrun) / 12 Rue Norvins, 75018 Paris
- Cabaret "La Tomate" / 46 Rue Notre Dame de Lorette, 75009 Paris
- Cabaret "La Cage" / 46 Rue Notre Dame de Lorette, 75009 Paris
- Cabaret "Le New Frisco" / 58 Rue Notre Dame de Lorette, 75009 Paris


*** QUARTIER OPERA - PALAIS ROYAL - GRANDS BOULEVARDS

- Club de l'Opéra / 19 Rue Joubert, 75009 Paris
- Cabaret "L'Etape" / Rue Godot de Mauroy, 75009 Paris
- Cabaret "Le Sirius" / 7 Rue de Sèze, 75009 Paris
- Cabaret "Chez Elle" / 23 Boulevard des Capucines, 75002 Paris
- Cabaret "Le Sabot Rouge" (ex La Potinière) / 7 Rue Louis le Grand, 75002 Paris
- Cabaret "Chez Fyscher" / Rue d'Antin, 75002 Paris
- Cabaret "Chez vous" / 4 Rue de la Michodière, 75002 Paris
-     / 3 Rue de Louvois, 75002 Paris
- Cabaret "La Belle Epoque" (2) / 38 Rue des Petits Champs, 75002 Paris
- Cabaret "L'Echanson / Chez Pasdoc" / 49 Rue des Petits Champs, 75001 Paris
- Cabaret "Les Quatre Mules" / 32 Rue Sainte-Anne, 75001 Paris
- Cabaret "La Vie Parisienne" / 12 Rue Sainte-Anne, 75001 Paris
- Cabaret "Chez Agnès Capri" (La Mappemonde) / 5 Rue Molière, 75001 Paris
- Cabaret "Chez Gilles" / "La Tête de l'Art" / 5 Avenue de l'Opéra, 75001 Paris
- Cabaret "Milord L'Arsouille" / 5 Rue de Beaujolais, 75001 Paris
- Cabaret "Le Plancher des Vaches" / 8 Rue de Beaujolais, 75001 Paris
- Café-théâtre de L'Absidiole / 2 Rue Vivienne, 75002 Paris
- Central de la Chanson , ex-Club des 5 / 13 Boulevard Montmartre, 75009 Paris
- Cabaret "Le Croquenote" / 22 Passage des Panoramas, 75002 Paris
- Cabaret "N'importe où" / 6 Rue Saint-Marc, 75002 Paris
- Cabaret "Le Rêve" / 1 Boulevard Poissonnière, 75009 Paris
- Cabaret "La Lanterne" / 8 Boulevard de Bonne Nouvelle, 75010 Paris
- Cabaret "Chez Fernand Dally" / 8 Boulevard de Strasbourg, 75010 Paris
- Cabaret "L'As de Coeur" / 32 Rue Sainte-Anne, 75001 Paris

*** QUARTIER CHATELET - LES HALLES - MARAIS - BASTILLE

- Café-théâtre "Les Deux Ponts" / 7 Rue des Deux Ponts, 75004 Paris
- Cabaret "Le Franc Pinot" / 1 Quai de Bourbon, 75004 Paris
- Cabaret "Le Petit Escargot" / 38 Rue Montorgueil, 75001 Paris
- Cabaret "L'Académie des vins" / 130 Rue de Rivoli, 75001 Paris
- Cabaret "La Resserre" / 94 Rue Saint-Martin, 75004 Paris
- Cabaret "La Mendigote" / 80 Quai de l'Hôtel de ville, 75004 Paris
- Cabaret " La Pizza du Marais" , puis café-théâtre des Blancs Manteaux / 15 Rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris
- Cabaret "Les Frondeurs" / 25 Rue du Roi de Sicile, 75004 Paris
- Cabaret "L'Echarpe Blanche" / 7 Rue des Francs Bourgeois, 75004 Paris
- Cabaret "Le Bouf'Broc" / 9 Place du Marché Sainte-Catherine, 75004 Paris
- Cabaret "La Caquetoire" / 5 Rue Beautreillis, 75004 Paris
- Cabaret "Chez Victor" / Place de la Bastille, 75011 Paris

*** QUARTIER CHAMPS-ELYSEES

- Cabaret "Le Paris-Paris" / Pavillon de l'Elysée - 10 Av. des Champs-Élysées, 75008 Paris
- Club des Mécènes / Avenue Montaigne, 75008 Paris
- Cabaret "Le Directoire" (chez Dominique Jeannès) / 9 Rue de la Tremoille, 75008 Paris
- Cabaret "Le Rococo" / 12 Rue de Marignan, 75008 Paris
- Cabaret "Le Corsaire" / 14 Rue de Marignan, 75008 Paris
- Cabaret "Le Boeuf sur le Toit" / 34 rue du Colisée, 75008 Paris
- Cabaret "Chez Carrère" / 45 bis Rue Pierre Charron, 75008 Paris
- Cabaret "Le Gerny's" / 54 Rue Pierre Charron, 75008 Paris
- Cabaret "Le Provençal" / 67 Rue Pierre Charron, 75008 Paris
- Cabaret "Le Carnal" / 63 Av. des Champs-Élysées, 75008 Paris
- Cabaret "Chez Micheline Grandier" ou "Le 5 à 9" / 43 Rue de Ponthieu, 75008 Paris
- Cabaret "Carrol's" / 36 Rue de Ponthieu, 75008 Paris
- Cabaret "La Boîte à cocktails" / 12 Rue du Commandant Rivière, 75008 Paris
- Cabaret " Le Bagdad" / 168 Rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris
- Cabaret "Le Drap d'Or" / 38 Rue de Bassano, 75008 Paris
- Cabaret "Le Vernet" / Chez Jean Rigaux / 3 Rue Vernet, 75008 Paris
- Cabaret "La Boîte à Musique" / 1 Rue Balzac, 75008 Paris
- Cabaret "Chez Suzy Solidor" / 4 Rue Balzac, 75008 Paris
- Cabaret "La Boîte à sardines" / 4 Rue Balzac, 75008 Paris
- Cabaret "Au chapeau rouge" / 4 Rue Arsène Houssaye, 75008 Paris
- Cabaret "La Villa d'Este" / 4 Rue Arsène Houssaye, 75008 Paris
- Cabaret "L'Amiral" / 4 Rue Arsène Houssaye, 75008 Paris
- Cabaret "Le Sirco" / 15 Rue de l'Arc de Triomphe, 75017 Paris
- Cabaret "La Bretelle Objective" / 20 Rue du Débarcadère, 75017 Paris
- Cabaret "Le Zèbre à carreaux" / 6 Rue Arsène Houssaye, 75008 Paris

*** QUARTIER PORTE DE SAINT-CLOUD

- Cabaret "La Cabane Bambou" , qui deviendra "Le Vieux Gallion" / sur une péniche amarrée Porte de Saint-Cloud

*** QUARTIER MENILMONTANT - BELLEVILLE

- Cabaret "Le Pont de l'Epée" / 2 Rue du Surmelin, 75020 Paris
- Folies-Belleville / 8 Rue de Belleville, 75020 Paris
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Re: CABARETS "RIVE GAUCHE" , "CAVES A CHANSONS" et autres Cabarets

Message par ddchampo le Mer 27 Avr - 16:54

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